SCRIPT 2:

Vrai-Faux et question fréquentes

VRAI-FAUX

QUESTIONS FRéQUENTES

 

le mauvais lait n'existe pas
Commençons par affirmer haut et fort que le "mauvais" lait. Ça n'existe pas! La seule contre-indication totale et définitive à l'allaitement, c'est la galactosémie congénitale, une maladie très rare où le bébé manque d'une enzyme nécessaire au métabolisme du galactose, un composé du lactose, sucre du lait. Et même dans ce cas, c'est le bébé qui a un problème l'empêchant de profiter du lait, et non celui-ci qui est "mauvais".


Des goûts...
Les laits infantiles sont des produits industriels et donc standardisés : sauf accident dans la chaîne de fabrication, tel produit de telle marque doit avoir strictement la même composition chimique, le même aspect, le même goût. Ce n'est évidemment pas le cas du lait maternel, qui change de goût, voire de couleur, au gré des variations de l'alimen­tation maternelle.
On a longtemps enjoint aux femmes allaitantes d'éviter certains aliments qui "donnaient du goût au lait". On sait maintenant que tous les aliments donnent du goût au lait, un goût plus ou moins fort selon la quantité de principes volatils que contient l'aliment. Dès sa naissance (et même avant, puisque ce qui est vrai du lait maternel l'est aussi du liquide amniotique..), Bébé est invité à la table familiale ! On sait aussi qu'il apprécie ces goûts, mêmes prononcés. On a par exemple demandé à des mères d'absorber des capsules d'ail. Une heure ou deux après, le lait avait une odeur d'ail, mais les bébés, loin de faire la grimace, ont lété davantage et consommé plus de lait !
Sauf intolérance particulière du bébé (par exemple aux protéines du lait de vache), les mères allaitantes n'ont donc aucune raison d'éviter certains aliments. Une alimentation variée, équilibrée, pas trop "trafiquée" et sans abus, est ce qu'il y a de mieux et pour elles et pour leurs bébés.

... et des couleurs
Les changements de couleur sont moins connus, car le plus souvent on ne s'en aperçoit que si l'on tire son lait. Ils semblent surtout liés à la présence de colorants alimentaires ou de certains médicaments dans la diète de la mère. C'est ainsi qu'une couleur verte peut être due au Gatorade (une boisson contenant du colorant alimentaire vert), à du varech, à d'autres algues (surtout en comprimés), à certains types de vitamines... Même si c'est sans doute perturbant à voir, il n'y a pas d'inquiétudes à avoir pour l'allaitement.

La "richesse" du lait
On sait que la composition du lait varie du début à la fin de la tétée, d'une tétée à l'autre, d'un moment à un autre de la journée, d'une journée à l'autre, d'un mois à l'autre, et même entre le sein droit et le sein gauche ! Les analyses de lait tant prisées dans les années 50 et 60 en sont d'autant plus ridicules.
Cela dit, chez des femmes généralement bien nourries, la composition moyenne du lait reste remarquablement stable, même dans les moments où elles se nourrissent mal. La seule différence qu'on remarque éventuellement, c'est une teneur plus basse en certaines vitamines.
Les types d'acides gras présents dans le lait de femme varient selon la dîète maternelle, mais ce sont des variations normales.
En un mot, il n'y a pas de lait "pas assez riche". Même des femmes mal nourries produisent un lait de qualité pour leurs bébés, et ce n'est que dans les cas de famine et chez des femmes n'ayant aucilne réserve, que la quantité et la qualité du lait seront affectées.
"Le lait est-il assez bon ?"

Forme et beauté
Contrairement à ce qu'on entend dire parfois, il n'y a aucun risque à se faire faire une teinture ou une permanente quand on allaite : les produits utilisés ne se retrouvent pas du tout dans le lait.
De même, il n'y a pas de raison pour se priver d'exercices physiques. Il y a quelques années, on a découvert qu'après des exercices intensifs, le teneur du lait maternel en acide lactique était augmentée, et que les bébés pouvaient moins bien l'accepter. Aussitôt on a enjoint les femmes allaitantes d'attendre 90 mn pour donner le sein après un exercice physique ! Depuis, cette étude a été critiquée : elle ne faisait pas la différence entre exercices modérés et exercices intenses, et surtout on avait administré le lait aux bébés à l'aide d'un compte-gouttes ; c'était nouveau pour eux et pou­vait suffire à expliquer leur "réticence".
On s'accorde maintenant à penser que l'exercice physique est bon pour la femme allaitante comme pour tout un chacun, et qu'il ne présente aucun inconvénient pour le bébé.

Ce qu'on met sur le sein
Même si le lait est bon, le bébé peut se retrouver intoxiqué par les produits appliqués sur les mamelons. Attention donc à ne pas utiliser n'importe quelle crème ou préparation. On se souvient de l'alcool glycérine qui, largement prescrit pour soigner ou prévenir les crevasses, ne faisait que les aggraver (notamment en desséchant la peau) et, cerise sur le gâteau, alcoolisait les bébés en continu...

Quelques gouttes de sang
On a longtemps cru que le lait était du sang "blanchi". Est-ce pour cette raison que la présence de sang "non blanchi" dans le lait fait peur, et qu'on craint qu'il ne soit nocif pour le bébé ?
Les causes possibles en sont variées. Ce peut être une crevasse qui saigne, ou une rupture de capillaires dans le sein (due par exemple à un usage un peu brutal du tire-lait), ou un papillome dans un canal lactifère. En tout cas, quelle que soit la cause, cela s'arrange pratique­ment toujours tout seul en quelques jours (consulter si cela persiste au-delà), et cela ne présente aucun problème pour le bébé allaité. Il faut juste savoir que le sang se retrouvera dans ses selles, et ne pas s'en inquiéter.


Alcool, tabac, etc.
Ce qui est vrai pour les polluants environnementaux l'est aussi pour toutes les substances que la mère peut être amenée à ingérer : même pollué, le lait maternel reste le meilleur quand on prend en compte tous les bénéfices de l'allaitement et tous les risques des laits industriels. Une étude récente a par exemple montré que l'effet protecteur de l'allaitement vis-à-vis des infections respiratoires est parti­culièrement net chez les enfants vivant dans un environ­nement tabagique .
Une fois ces prémisses posées (prémisses confirmées par les études épidémiologiques), les mères allaitantes ont le droit d'être informées à propos des multiples études faites ces dernières années sur les effets du tabac, de l'alcool, de la caféine, etc., sur le lait et la lactation.

Pour ce qui est tout d'abord du tabac, il semble entraîner un sevrage plus rapide, de l'irritabilité chez le bébé, une moindre production de lait (par diminution du taux de prolactine), un réflexe d'éjection moins bon. S'il est impossible d'arrêter complètement la cigarette, il est bon de réduire sa consommation - car les effets augmentent avec elle -, et de fumer juste après la tétée plutôt qu'avant ou pendant (la quantité de nicotine reçue par le bébé est jusqu'à dix fois plus forte si la mère a fumé juste avant la tétée), si possible hors de la présence du bébé.

Une consommation d'alcool faible et occasionnelle est compatible avec l'allaitement. Par contre, consommé régulièrement à hautes doses, il peut entraîner : une consommation de lait abaissée (malgré des tétées plus nombreuses) et donc un gain de poids insuffisant, de la somnolence chez le bébé, un moins bon réflexe d'éjection, etc.. L'alcool passe rapidement dans le lait, et s'y retrouve à un taux au moins égal à celui trouvé dans le sang de la mère. En-dessous de cinq tasses de café par jour, la caféine ne cause pas de problèmes à la plupart des femmes allaitantes et leurs bébés. Au-delà, elle peut entraîner une sur stimulation du bébé voire de l'insomnie, des coliques, un taux de fer plus bas dans le lait.

Comme le répète si souvent le Dr Jack Newman, il ne s'agit pas d'interdire l'allaitement à toutes les femmes "qui ne seraient pas des saintes"! Il s'agit simplement d'informer les mères pour qu'elles fassent un choix éclairé, en pesant les avantages et les risques. Tous les avantages et tous les risques.

1/ Une mère allaitante ne doit pas allaiter son bébé après avoir passé des examens radiographiques?
Faux! Les radiographies courantes, celles qui sont les plus souvent pratiquées, par exemple une radiographie des poumons ou des dents, ne posent absolument aucun problème pour le lait ou le bébé, et la mère peut allaiter comme d'habitude. Les mammographies sont plus difficiles à interpréter chez une mère qui allaite, mais cet examen est possible et la mère de doit pas cesser d’allaiter. L’évaluation d’une masse peut aussi se faire autrement. Les nouvelles méthodes d’imagerie comme les tomodensitométries et les IRM sont sans danger, même si des substances de contraste sont employées. Et les examens utilisant une substance de contraste? Tout examen radiographique qui n'utilise pas de substances radioactives peut être subi par la mère sans qu'elle soit obligée d'interrompre l'allaitement, même pour une seule tétée. Donc une pyélographie intraveineuse, une lymphangiographie, une phlébographie, une artériographie, une myélographie, etc… ne nécessitent aucune précaution. Mais qu’en est-il des examens employant des radio-nucléides (scintigraphie osseuse ou pulmonaire)? Il est vrai que le bébé recevra une toute petite quantité de nucléides. Mais il faut se souvenir que ces mêmes examens sont souvent pratiqués chez l'enfant, même tout petit, et que les pertes éventuelles des bénéfices de l’allaitement sont considérables. Compte tenu des risques de l’alimentation au lait artificiel, il est préférable, à mon avis, que la mère continue à allaiter sans interruption. Si vous devez interrompre pendant une certaine période, exprimez du lait à l’avance, pour que votre bébé boive votre lait et non du lait artificiel. Après deux demi-vies, 75 % de la substance sera éliminée de votre organisme. C’est sûrement une période d’attente suffisante (la demi-vie du technétium, utilisé dans la plupart des radiographies, n’est que de six heures. Après 12 heures, 75 % du produit est donc éliminé). L’exception à cette règle est une scintigraphie de la thyroïde à l’iode 131. Cet examen doit être évité chez la mère allaitante. Il y a beaucoup de façons d'évaluer la fonction de la thyroïde, et ce type de scintigraphie thyroïdienne n'est que rarement nécessaire. Si l’examen doit être fait, l’utilisation de l’iode 123 ne requiert l’interruption de l’allaitement que durant 12 ou 24 heures selon la dose donnée. Avant de prendre la capsule d’iode, vérifiez. Dans bien des cas où l’examen est nécessaire, on peut le retarder de plusieurs mois. Soit dit en passant, l’examen du poumon avec contraste radioactif n’est plus considéré comme étant la meilleure méthode pour éliminer une embolie pulmonaire. La tomographie transaxiale est maintenant l’examen de choix pour confirmer ce diagnostic.

2/ Le lait peut se tarir... juste comme ça?
Faux ! Si c’est possible, ce doit être très rare. En dehors de légères variations en fonction du moment de la journée, le volume de la sécrétion lactée ne change pas subitement. Certaines situations peuvent donner à penser à la mère que sa sécrétion lactée a brusquement baissé :

- Le bébé réclame plus souvent; la soi-disant « poussée de croissance ». S’il semble ne pas avoir assez de lait, quelques jours de tétées plus fréquentes ramèneront les choses à la normale. Essayer la compression du sein pendant que le bébé tète
- Le comportement du bébé est différent. Vers 5 à 6 semaines environ, certains bébés qui s’endormaient au sein lorsque le flot de lait diminuait commencent plutôt à s’agiter et à pleurer. Le lait n’a pas disparu, c’est le bébé qui a changé. Essayer de comprimer le sein pour permettre au bébé d’obtenir plus de lait.

- Les seins de la mère sont plus souples et semblent moins « pleins ». C’est une évolution normale après quelques semaines d’allaitement; la mère n’a plus les seins engorgés, ni même pleins. Tant que le bébé boit du lait pendant la tétée, il est inutile de se faire du souci

- Le bébé tète moins bien. Cela est souvent dû au fait qu’il a reçu des biberons ou qu’on lui donne une sucette; il a appris un mode de succion inadéquat au sein.

La prise de contraceptifs oraux peut abaisser la sécrétion lactée. En pareil cas, envisagez de cesser les contraceptifs oraux ou de prendre ceux contenant uniquement un progestatif. Ou changer de méthode contraceptive. D’autres médicaments qui peuvent diminuer la production lactée sont la pseudoephédrine (Sudafed), certains antihistaminiques, et probablement les diurétiques.
Si le bébé semble réellement ne pas recevoir assez de lait, demandez de l’aide, mais n’introduisez pas des biberons de complément qui ne feront qu’empirer les choses. Si des compléments sont absolument nécessaires, le bébé peut les recevoir à l’aide d’un DAL pendant la tétée; cela n’interfère pas avec l’allaitement. On peut faire beaucoup avant de songer à donner des compléments de lait. Obtenez de l’aide. Essayer de comprimer le sein pendant la tétée.

3/ Les médecins s'y connaissent en matières d'allaitement!
Faux! Bien sûr, il y a des exceptions. Toutefois, très peu de médecins formés en Amérique du Nord et en Europe occidentale ont appris quoi que ce soit sur l’allaitement pendant leurs études. Encore moins ont appris ensuite comment aider pratiquement une mère à bien démarrer son allaitement, puis à le poursuivre dans des conditions optimales. L’essentiel de l’information qu’obtiennent les médecins en exercice en matière d’alimentation infantile provient des fabricants de lait artificiel (représentants des ventes et publicités).

4/ Les pédiatres, au moins, s'y connaissent en matière d'allaitement!

Faux! Bien sûr, il y a des exceptions. Toutefois, pendant leurs études spécialisées (résidence), la plupart des pédiatres n’ont reçu aucun enseignement formel sur l’allaitement, et le peu qu’ils auront éventuellement entendu ici et là sera généralement faux. Pour de nombreux résidents en pédiatrie, l’allaitement est souvent « un obstacle à des soins de bonne qualité » lorsqu’un nourrisson est hospitalisé.

5/ La littérature et les échantillons de laits distribués par les fabriquants de lait industriel n'ont aucun impact sur la durée de l'allaitement?
Ah bon? Alors pourquoi les fabricants de lait industriel se donnent-ils autant de mal pour distribuer aux mères leurs articles d’information et leurs échantillons ? Est-ce vraiment pour les encourager à allaiter? Investissent-ils de l’argent dans ces articles et ces échantillons pour les inciter à allaiter plus longtemps? Les fabricants donnent pour argument que, si la mère veut donner un lait artificiel, ils veulent que ce soit un lait de leur marque. En fait, en se faisant concurrence, les fabricants de lait artificiel font aussi de la concurrence à l’allaitement. Avez-vous cru ces arguments lorsqu’ils vous ont été donnés par les fabricants de cigarettes?

6/ Si la mère donne un lait artificiel en même temps que son lait, cela induira des problèmes chez le bébé!
Faux! Tout d’abord, la plupart des mères allaitantes n’auront pas besoin de lait artificiel; si une mère a un problème si grave que le don de lait artificiel semble nécessaire, le problème pourra en fait souvent être résolu sans l’utilisation de formules lactées. Mais si un tel lait est réellement nécessaire, il peut être donné avec le lait maternel sans aucun problème.

7/ Allaiter un bébé à la demande peut lui donner des coliques!
Faux! Il est vrai que le bébé allaité qui a des «coliques» prend souvent beaucoup de poids et parfois est souvent au sein. Mais les coliques sont le plus souvent dues non au fait que le bébé tète souvent, mais au fait qu’il ne reçoit pas suffisamment de lait de fin de tétée, riche en gras. Typiquement, le bébé tète bien au début, et puis s'endort vite au sein ou tète, mais ne boit pas. Après un certain temps, la mère le change de côté, et la même chose se reproduit. Ainsi le bébé qui ne reçoit que le lait relativement faible en gras tétera souvent. Et s’il ne prend que du lait relativement faible en gras, il peut aussi avoir des coliques, beaucoup de gaz, des selles aqueuses et explosives, et il pleurera beaucoup. La mère peut rendre les tétées plus efficaces en s'assurant que le bébé tète suffisamment longtemps au premier sein pour qu’il boive davantage de lait riche en gras. Elle peut aussi comprimer le sein avec la main quand le bébé tète mais n’avale plus.

8/ Une mère qui se fait vaccinner doit interrompre l'allaitement pendant 24 heures?(3 jours, 2 semaines…).
Faux! Pourquoi donc? Il n'y a aucun risque, et cela pourra même présenter des avantages pour le bébé. Une seule exception (rare): lorsque le bébé souffre d'une déficience immunitaire, la mère ne doit pas recevoir de vaccin contenant un virus vivant (par exemple, le vaccin oral pour la polio (et non injectable), la rubéole, la rougeole, les oreillons, etc.), même si elle nourrit son bébé au lait artificiel.

9/ La confusion sein-tétine n’existe pas.
Faux! Cependant, le bébé n’est pas confus, mais plutôt il sait exactement ce qu’il veut. Un bébé qui reçoit un débit lent au sein et ensuite un débit rapide à la bouteille, comprendra l’astuce très rapidement. Un bébé qui n’a eu que le sein pendant les 3 à 4 premiers mois refusera probablement de prendre un biberon. Certains bébés préfèrent un sein à l’autre. Les bébés nourris au biberon préfèrent souvent une sorte de tétine à une autre. Bref, il est courant que le bébé manifeste une préférence en la matière. La seule question est avec quelle rapidité il manifestera cette préférence. Dans certains cas, elle sera nette avec seulement un ou deux biberons. Un bébé qui a des difficultés à prendre le sein peut ne jamais avoir reçu de biberons, mais introduire une tétine en pareil cas améliorera rarement la situation et l’aggravera souvent. Signalons que beaucoup de mères se font dire que la confusion sein-tétine n’existe pas par les mêmes personnes qui affirment qu’il vaut mieux introduire rapidement les biberons afin que le bébé s’y habitue et les accepte bien.

10/ Une mère qui allaite doit faire très attention à ce qu'elle mange.
C'est faux! Une mère qui allaite doit essayer d'avoir une alimentation équilibrée, mais rien ne l'oblige à manger certains aliments ou à en éviter d'autres. Une mère qui allaite n'a pas besoin de boire du lait pour produire du lait. Une mère qui allaite n'a pas à éviter les aliments épicés, l'ail, le chou ou l'alcool. Une mère qui allaite doit avoir une alimentation normale et saine. Bien que dans certains cas le bébé puisse être dérangé par un aliment que sa mère a mangé, c'est inhabituel. La plupart du temps, les problèmes de « coliques », de « gaz» et de pleurs trouvent une meilleure solution dans une modification de l'allaitement que dans un changement d'alimentation de la mère.

11/ Une mère qui allaite doit manger plus pour produire plus de lait.
C'est faux! Même les femmes qui ont une alimentation très pauvre en calories produisent assez de lait, du moins jusqu'à ce que la prise de calories atteigne un seuil faible critique sur d'une période prolongée. Généralement, le bébé prend ce dont il a besoin. Certaines femmes craignent que de manger moins bien pendant quelques jours ait des conséquences sur la qualité de leur lait. Il n'y aucune crainte à avoir. De telles modifications n'auront aucune incidence sur la quantité ou la qualité du lait. On dit généralement que les femmes doivent consommer 500 calories supplémentaires par jour pour pouvoir allaiter. C’est faux. Un certain nombre de femmes mangent plus quand elles allaitent, mais d'autres non, et certaines même mangent moins, sans que cela ait de conséquences sur la santé de mère, celle de l'enfant ou sur la production de lait. La mère doit manger de façon équilibrée en se fiant à son appétit. Les règles alimentaires ne font que compliquer l'allaitement inutilement.

12/ Une mère qui allaite doit boire beaucoup.
C'est faux! La mère doit boire en fonction de sa soif. Certaines mères ont soif tout le temps, mais beaucoup d'autres ne boivent pas plus que d'habitude. Le corps de la mère sait si elle besoin de plus de liquides et le lui dit en lui faisant ressentir la soif. Ne croyez pas qu'il soit obligatoire de boire tant de verres par jour. Tout cela ne fait que compliquer l'allaitement inutilement.

13/ Une mère qui fume ferait mieux de ne pas allaiter.
C'est faux! Une mère qui n'arrive pas à arrêter de fumer devrait quand même allaiter. Il a été démontré que l'allaitement réduit les effets négatifs du tabac sur les poumons du bébé, par exemple. L'allaitement est bon pour la santé de la mère et du bébé. Il vaudrait mieux que la mère ne fume pas, mais si elle ne peut pas arrêter ou même réduire sa consommation de tabac, il vaut mieux fumer et allaiter que fumer et ne pas allaiter.

14/ Une mère ne devrait pas boire d'alcool pendant l'allaitement.
C'est faux! Une consommation raisonnable d'alcool n'est pas du tout à déconseiller. Comme c'est le cas pour la plupart des médicaments, une très faible quantité d'alcool passe dans le lait. La mère peut boire un peu d'alcool et continuer à allaiter comme elle le fait normalement. Interdire l'alcool, c'est encore une façon de rendre la vie inutilement contraignante aux mères qui allaitent.

15/ Une mère dont les mamelons saignent ne devrait pas allaiter son bébé.
C'est faux! Bien que le sang fasse plus régurgiter l'enfant et que l'on puisse en retrouver dans ses selles, ce n'est pas une raison pour arrêter d'allaiter. Des mamelons douloureux et qui saignent, ce n'est pas pire que des mamelons douloureux qui ne saignent pas. Le problème, c'est la douleur que ressent la mère. Et cette douleur peut souvent être considérablement atténuée. Faites-vous aider Parfois du sang sort des mamelons provenant de l’intérieur du sein sans qu’il n’y ait de douleur. Cela se produit le plus souvent au début de l'allaitement, peu de temps après la naissance, et se résorbe en quelques jours. La mère ne devrait pas arrêter d’allaiter pour cela. Si le saignement ne s'arrête pas, il est nécessaire d'en chercher la cause, mais la mère doit continuer d'allaiter.

16/ Une mère qui a subi une augmentation mammaire ne peut pas allaiter.
C'est faux! La plupart y arrivent très bien. Rien n'a montré que l'allaitement avec des implants en silicone était dangereux pour l'enfant. Parfois l'opération est faite au niveau de l'aréole. Ces femmes rencontrent les mêmes problèmes de production de lait que toute autre femme ayant subi une incision à ce niveau.

17/ Une femme qui a subi une réduction mammaire ne peut pas allaiter.
C'est faux! La réduction des seins entraîne une diminution de la capacité de produire du lait mais étant donné que beaucoup de femmes produisent plus de lait que nécessaire, les femmes qui ont subi ce type d'opération réussissent parfois très bien à allaiter exclusivement. Dans de tels cas, il faut suivre le démarrage de l'allaitement avec une attention particulière, Si, malgré tout, la mère semble ne pas produire assez de lait, elle peut quand même continuer à allaiter tout en donnant des compléments à son bébé avec un dispositif d'aide à l'allaitement (pour éviter que les tétines artificielles interfèrent avec l’allaitement).

18/ Les bébés prématurés doivent d'abord apprendre à boire au biberon avant de commencer à téter au sein.
C'est faux! Les bébés prématurés sont moins perturbés par la tétée au sein que par le biberon. Un bébé ne pesant que 1200 g ou même moins peut être mis au sein dès que son état s'est stabilisé, même s'il ne prend pas le mamelon pendant plusieurs semaines. Ainsi il s'y habitue et il est tenu dans les bras ce qui est important pour son état de santé et celui de sa mère. En fait, le poids ou l'âge gestationnel importent peu. Ce qui est important c’est que le bébé démontre qu’il est prêt à téter, c'est à dire qu’il fait des mouvements de succion. Il n'y a pas plus de raisons de donner un biberon à un bébé prématuré qu'à un bébé né à terme. Quand il est vraiment nécessaire de donner des compléments il existe d'autres moyens que le biberon.

19/ Les bébés présentant une fente labiale et/ou palatine ne peuvent pas être allaités.
C'est faux! Certains arrivent très bien à téter. Ceux qui n'ont qu'une fente labiale réussissent généralement bien. Mais plusieurs bébés avec une fente palatine n'arrivent pas à prendre le sein. Cependant si on n'essaie pas l'allaitement, ça ne marchera évidemment jamais. La capacité de ces bébés à téter ne dépend pas toujours de l’importance de la fente. Il faut essayer de commencer l'allaitement autant que possible selon les principes d'une bonne mise en route . Si l’on donne des biberons, ceux-ci interfèreront avec la capacité de téter au sein. Si le bébé n'arrive pas à prendre le sein, il vaudrait mieux le nourrir avec une tasse plutôt qu'avec un biberon. L’alimentation au doigt des bébés présentant une fente labiale/palatine peut parfois être efficace mais c’est inhabituel.

20/ Les femmes qui ont des petits seins produisent moins de lait que celles qui ont de gros seins.
Absurde!

21/ L'allaitement n’offre aucune protection contraceptive.
C'est faux! Ce n'est pas une méthode infaillible, mais aucune méthode ne l'est. En fait l'allaitement n'est pas une mauvaise méthode pour espacer les naissances, et permet d'obtenir une bonne protection surtout durant les six premiers mois qui suivent la naissance. Cette protection est presque aussi bonne que celle des contraceptifs oraux, si le bébé a moins de six mois, s’il est exclusivement allaité, et si la mère n'a pas encore eu le retour de ses règles. Au bout de six mois, la protection est moins grande, mais elle existe encore, et en moyenne les femmes qui allaitent encore durant la deuxième année de vie du bébé auront un bébé tous les deux ou trois ans même si elles n’ont recours à aucun moyen de contraception artificiel.

22/ Les femmes qui allaitent ne peuvent pas prendre de contraceptifs oraux.
C'est faux! Le problème n'est pas l'exposition du bébé aux hormones féminines puisque de toute façon il en reçoit à travers l'allaitement. Le bébé en reçoit simplement un tout petit peu plus en cas de prise de la pilule. Cependant beaucoup de femmes qui prennent la pilule, même les progestatifs seuls, constatent une baisse de leur production lactée. Les contraceptifs oraux qui contiennent de l’œstrogène sont plus susceptibles d’entraîner une diminution de la production lactée. Étant donné que beaucoup de femmes produisent plus de lait que nécessaire, cela n'a souvent aucune conséquence, mais cela peut en avoir. Le bébé devient alors grognon et n'est pas satisfait de la tétée. Les bébés répondent au débit de lait qu'ils reçoivent, pas à la quantité « contenue » dans le sein. Et si tout à coup ce débit diminue, même si le sein produit toujours assez de lait pour nourrir l'enfant, cela suffit à le rendre grognon. L'arrêt de la pilule suffit souvent à remettre les choses en place. Dans la mesure du possible, les femmes qui allaitent devraient éviter de prendre la pilule, au moins jusqu'à ce que l'enfant commence à manger autre chose, généralement vers six mois. Même si l'enfant est plus grand, la production de lait peut diminuer de façon significative. Si la pilule doit être prise, choisir une pilule sans oestrogènes (uniquement à base de progestérone).

23/ Les bébés allaités ont besoin d'autres laits à partir de six mois.
C'est faux! Le lait maternel donne au bébé tout ce que lui apporteraient d'autres laits, et plus. Les bébés de plus de six mois commencent à prendre des solides uniquement pour apprendre à manger et pour recevoir une autre source alimentaire de fer car vers 7 à 9 mois le lait maternel ne leur en apporte plus assez. Par conséquent, le lait de vache ou le lait artificiel ne sont pas nécessaires tant que le bébé est allaité. Cependant, si la maman désire donner du lait à son bébé après six mois, il n'y aucune raison qu'elle ne puisse pas lui donner du lait de vache, à condition qu'elle l'allaite encore quelques fois par jour et lui donne une alimentation variée, en quantité suffisamment importante. La plupart des bébés de plus de six mois qui n'ont jamais pris de lait artificiel jusqu'alors le refuseront à cause du goût.

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