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L'écriture et le dessin chez l'enfant de 3 à 7 ans

Comment votre enfant se prépare à l’écriture
Dès l’âge d’un an, votre enfant est capable de tenir un crayon et de découvrir ainsi le plaisir de la trace, du gribouillage, puis du dessin, avant même de pouvoir, quelques années plus tard, se frotter aux joies de l’écriture.

Si l’apprentissage de l’écriture chez l’enfant commence à six ans, à son entrée au CP, c’est à un an qu’il commence à se préparer à ce périlleux exercice.
Les mains dans la peinture ou la purée, le gribouillage, le dessin, les boucles, traits et ponts sont autant d’étapes indispensables qui le mèneront tout doucement vers l’écriture.
Plus le temps passe, plus sa motricité s’affine, son geste se précise, sa concentration augmente.
Bientôt, son développement psychomoteur va lui permettre d’écrire ses premiers mots et ses premières phrases.

À partir de 1 an : il découvre la trace
Tout petit déjà, votre bébé va découvrir qu’un geste de son corps peut laisser une trace.
Cette étape constitue pour lui un moment magique, c’est pourquoi il est important de le laisser s’exprimer, dans la limite du raisonnable, sur tous les supports qui lui passent par la tête. S’il adore faire des traces dans le sable avec ses mains ou un petit bâton, ne le privez pas. Veillez seulement à ce qu’il ne se blesse pas.


C’est vers l’âge d’un an que l’enfant va faire cette découverte merveilleuse : son geste lui permet de pouvoir laisser une trace.
Il comprend alors qu’il peut se servir de son corps et plus particulièrement de son bras.
Du coup, tous les supports qu’il va rencontrer dans sa vie quotidienne deviennent d’excellents terrains de découverte : la terre, le sable, la purée, la confiture…
Un peu difficile pour les parents, cette étape constitue toutefois un passage obligatoire par lequel, sans le savoir, l’enfant se prépare déjà à écrire.
Vous pouvez :
- Lui donner des crayons non toxiques en vérifiant, même s’ils sont censés ne pas faire de mal, qu’il ne les mette pas trop à la bouche.
Privilégiez les gros modèles car plus l’enfant est jeune, plus sa main est petite, il sera donc plus facile pour lui de les manipuler.
- Lui installer un tableau avec de grandes feuilles ou les lui coller au mur car c’est un support de prédilection pour le petit.
Mieux vaut éviter par contre :
- Les crayons de couleurs et à papier traditionnels dont les pointes peuvent se détacher.
- De lui imposer, avant 2 ans, le respect des limites d’une feuille. A ce stade de son développement, il n’est capable de faire que des taches et non pas du gribouillage ciblé.
- De lui mettre un crayon entre les mains s’il n’en manifeste pas le désir. S’il ne veut pas dessiner, ce n’est pas un drame, certains enfants sont tout simplement intéressés par d’autres activités !

De 3 à 6 ans : son geste s’affine
Entre trois et six ans, votre enfant va faire des progrès fulgurants.
À trois ans, il prend déjà un immense plaisir à dessiner sur des supports variés.
L’année suivante, il commence à réaliser des ponts, des vagues ou des dents-de-scie.
A cinq ans, il sait écrire son prénom, son nom et recopier des mots.
De 3 à 6 ans : son geste s’affine
Au cours des trois années qu’il va passer à la maternelle, votre enfant va apprendre
progressivement à maîtriser son geste et se préparer ainsi, tout doucement, au
délicat exercice de l’écriture.
- En petite section
Bien sûr, il n’est pas encore question d’écriture.
Votre enfant s’exprime uniquement par le dessin.
Les institutrices s’attachent d’ailleurs à varier la matière et la taille des supports : feuilles en carton, murs, grands papiers, afin de solliciter tout le bras de l’enfant, de l’épaule à la main. Au fil de l’année, elles passent progressivement des grandes feuilles à des formats plus petits afin de lui apprendre à passer des gestes larges à des gestes plus fins et plus précis.
- En moyenne section
Cette année correspond à l’apprentissage du graphisme
Votre enfant apprend à faire des ponts, des vagues, des boucles, des dents pointues.
Le « pointu » est d’ailleurs un exercice très délicat pour lui.
Fermer un triangle en arrêtant son geste à temps lui demande beaucoup d’efforts et de concentration mais c’est un exercice très bénéfique car il assouplit son poignet et améliore sa motricité.
Pour les réussir, l’enfant doit savoir se repérer dans l’espace.
C’est pour cette raison que l’instituteur ou l’institutrice le fait d’abord tourner autour d’un objet, pour ensuite, lui faire former un cercle sur le papier !
Petit à petit, l’espace du support diminue.
Votre enfant va devoir passer du grand chevalet à une feuille plus petite et en théorie, à la fin de cette année, il sait recopier les « lettres bâtons » (c’est à dire les majuscules).
- En grande section
A la fin de cette année, votre enfant aura parcouru un grand pas vers l’apprentissage de l’écriture.
Il saura plus ou moins bien écrire son nom et son prénom, selon sa dextérité.
Ne paniquez pas si son écriture n’est pas très sûre.
Sachez aussi qu’il ne peut pas recopier des mots ou des phrases d’un livre car il est incapable de retranscrire l’écriture scripte en écriture attachée, comme il l’a appris à l’école.
À la maison, ne lui donnez pas des mots ou des lignes à copier. Attendez plutôt qu’il manifeste son désir d’apprendre à écrire les mots qui l’attirent: papa, maman ou le prénom de ses frères et soeurs.

Avant 6 ans : ne le poussez pas à écrire
Très anxieux, aujourd’hui, de la réussite scolaire des enfants, les parents ont tendance à vouloir les stimuler pour qu’ils progressent rapidement.
Essayez de résister à la tentation. Dites-vous en effet qu’en demandant trop de choses à un enfant, vous ne lui faites pas que du bien…
Avant 6 ans : ne le poussez pas à écrire
Rien ne sert de pousser votre enfant et d’exiger de lui qu’il sache écrire avant d’entrer en CP. Pour les spécialistes, vous risqueriez même de le pénaliser.
Laissez-lui donc le temps de passer par toutes les étapes qui le mèneront tout naturellement à l’écriture.
Pourquoi ?
Avant six ans, le développement psychomoteur de votre enfant ne lui permet pas de tenir correctement un crayon afin de pouvoir former des lettres.
La forme de sa main, souvent encore trop ronde, la maîtrise de son poignet ne lui permettent pas encore d’écrire.
En le stimulant trop, vous risquez de lui faire prendre de mauvaises habitudes quant à la tenue du stylo, qu’il aura le plus grand mal à perdre par la suite.
De plus, si votre enfant sait déjà écrire avant d’entrer en CP, il risque de s’y ennuyer dès les premiers mois.
Le fait de savoir écrire alors que ses camarades n’en sont pas encore capables va lui donner l’illusion qu’il est plus fort que les autres. Au troisième trimestre, ils l’auront très certainement rattrapé et votre enfant risque alors de se sentir déboussolé par ce changement de situation.
Attention aussi au confort que procure le fait de savoir écrire avant les autres : votre enfant aura peut-être plus de mal que les autres à intégrer la notion d’effort.
Ce qu’il faut favoriser
Les activités manuelles en tout genre restent le meilleur moyen de lui faire acquérir une bonne maîtrise motrice qui lui permettra, le moment voulu, d’adapter sa main à la tenue du crayon.
A cet âge là, votre enfant a fondamentalement besoin de jouer. Alors, s’il vous réclame à tout prix de lui apprendre à écrire, pourquoi pas ! Mais transformez toujours ce moment en divertissement, jamais en séance de devoirs !


De 3 à 4 ans : quand le bonhomme têtard fait son apparition.
Les gribouillis de votre enfant se précisent, il contrôle de plus en plus ses réalisation et le fameux «bonhomme» apparaît.

- A ce stade, votre enfant n’a toujours pas la volonté de représenter la réalité ou le monde qui l’entoure, mais c’est l’âge du premier dessin intentionnel : il sait qu’il dessine, même s’il ne sait pas encore ce qu’il dessine.
- Il fait preuve de plus de précision qu’avant, ainsi il peut effectuer des lignes brisées, reprendre un dessin où il le souhaite et multiplier ainsi les détails et les objets qui vont agrémenter son dessin original.
- A partir de formes simples apparaissent des formes nouvelles et complexes, des croisements répétés et originaux.

Le bonhomme «têtard»
Sur ses feuilles blanches va bientôt apparaître le « bonhomme » (que les spécialistes appellent «bonhomme têtard»). L’enfant dessine un rond représentant à la fois la tête et le tronc vus de face, et auxquels sont attachés deux bâtons, les jambes et souvent deux autres pour les bras. Les détails apportés à ce bonhomme vont se multiplier au fur et à mesure du développement mental de votre enfant. Sachez surtout que, quand votre enfant dessine ce «bonhomme têtard», c’est lui même qu’il dessine.

- En dessinant une silhouette humaine l’enfant se représente inconsciemment et dévoile la perception qu’il a de son corps et de ses sentiments personnels.
- Il existe différents tests pour décrypter ces dessins. Voici quelques pistes pour observer l’allure des « bonhommes » qu’il dessine…
- Si le personnage est exécuté avec une bonne position dans l’espace, si ses formes sont bien proportionnées, si l’ensemble est défini de manière structurée, cela signifie que votre enfant poursuit une croissance harmonieuse, qu’il est adapté à la réalité environnante.
- Si votre enfant dessine un petit bonhomme au fond de la feuille avec un tracé faible ou tremblotant, cela peut signifier qu’il se sous-évalue ou qu’il se sent peu de chose, assurément inférieur aux autres enfants.

L’enfant nomme son dessin
C’est également vers 3 ans que l’enfant commence à nommer son dessin et à faire des commentaires sur son oeuvre. Si son discours vous semble incohérent, ne vous inquiétez pas, ce que vous voyez sur la feuille ne correspond pas toujours à ses interprétations car l’enfant a une manière bien à lui de traduire son univers intime.

- Votre enfant est désormais capable d’associer ses dessins à la parole, à ses mots, ses expressions. Il décrit à voix haute ce qu’il est en train de réaliser. Mais attention, ne vous attendez pas à reconnaître le dessin que votre enfant décrit par la voix !
En tant qu’adulte, il vous est impossible de faire l’analogie entre l’objet nommé et son dessin car le monde qu’il vous décrit est intime et personnel
- Il peut arriver que son dessin et sa parole coïncident, mais la correspondance sera complètement fortuite.
- Mais, faut-il forcément vouloir comprendre ce qu’il vous dit ?
Pour Roseline Davido, psychologue, il est bon de parler avec lui de ses dessins, mais il n’est pas essentiel de comprendre ce qu’il raconte car pour un enfant cela peut être traumatisant de se rendre compte que ses parents percent son intimité. Certes, les parents doivent s’intéresser à la santé de leur enfant, l’aider à s’épanouir, à se sentir bien, mais sans s’immiscer dans sa vie intime. Donc, il ne faut pas trop le pousser à parler ou le questionner de manière anodine. Ne surtout pas dire, « Dans ton dessin, tu veux dire que ton père est méchant… » Ne pas trop formaliser, avec notre regard d’adulte, les paroles que lui vit un peu comme un jeu.


La signification des couleurs
(Tableau de Lusher)
A ce stade de maturation, votre enfant n’applique pas vraiment les couleurs de manière volontaire. Toutefois, vous pouvez vous reporter à ce tableau si vous vous rendez compte qu’il utilise toujours les mêmes tons : cela peut parfois révéler un aspect de sa personnalité.
-Bleu : profondeur des sentiments calme, sensibilité
-Vert : Souplesse de la volonté, détente
-Rouge : force vitale, émotion
-Jaune : Spontanéité
-Violet : indétermination et ambivalence
-Marron : confort, sécurité
-Noir : dévalorisation, renoncement
-Gris : neutralité, absence de passions


De 4 à 7 ans : les prémices du dessin réaliste.

A cette période, le dessin de votre enfant se transforme en schéma. C’est un pas de plus vers le réalisme, pourtant il ne dessine encore que le monde qu’il a dans la tête et qui lui est propre.

Votre enfant commence à intégrer dans son univers les personnes et les objets qu’il connaît. Toutefois, il ne dessine pas encore la réalité : il représente « ce qu’il sait et non ce qu’il voit ». Plus précisément, il représente non pas le modèle qu’il a sous les yeux, mais ce qu’il en connaît. Et comme à chaque étape de la progression du dessin, des signes peuvent vous alerter sur le bon développement de votre petit.
Un trait de plus en plus intentionnel
Le dessin de l’enfant de cet âge est défini par des caractéristiques précises. Il se schématise, regorge de transparences sans vraiment respecter la perspective, tout en faisant apparaître des proportions différentes selon les objets représentés.
Le dessin, à cette période de la vie de l’enfant, possède un certain nombre de caractéristiques.
Découvrons-les ensemble.
La transparence.
Votre enfant représente simultanément ce qui est à l’intérieur et à l’extérieur. Par exemple, il représentera autant la façade d’une maison que les objets qui décorent le salon.
Le rabattement.
Il n’est pas encore capable de réaliser un dessin en trois dimensions, ce qui donne des représentations « aplaties » de ce qu’il imagine. Par exemple, il représentera une rue en aplatissant les façades des maisons de chaque côté de la voie ou il dessinera des oreilles perpendiculaires à la tête de ses bonhommes.
Cette absence de perspective, la non-coordination des plans, la disproportion des objets représentés témoignent de la difficulté pour l’enfant de différencier verticalité et horizontalité.
La schématisation.
On remarque en effet que les dessins d’enfant de cet âge s’apparentent à des schémas. Les détails sont grossis et il n’hésitera pas à représenter des cheveux ou de l’herbe par des traits verticaux.
La proportion.
Un élément du dessin peut être volontairement plus petit qu’un autre. Sa taille dépend en fait de l’importance qu’il lui accorde.
Les couleurs.
A ce stade, l'enfant choisit ses couleurs selon son état d'âme. Avant de s’inquiéter du rendu, ce sont donc d’abord les émotions qui guident ce choix.


L’âge des couleurs
L’utilisation des couleurs correspond également à un âge et peut aider à déceler des malaises ou à déterminer un peu mieux le trait de caractère de votre enfant.
Le rouge : son utilisation exclusive avant 6 ans est tout à fait normale mais peut indiquer une tendance à l’agressivité au delà.
Le bleu : il semblerait que les enfants qui l’utilisent avant 5 ans ont un comportement plus contrôlé que ceux qui utilisent le rouge. Son emploi à 6 ans correspond à une bonne adaptation. Utilisé exclusivement, il peut signifier un contrôle de soi trop important.
Le vert : son usage est comparable à celui du bleu et traduit plutôt l’état des relations sociales de votre enfant.
Le jaune : très souvent associé au rouge, ou utilisé seul, il révèle parfois une très grande dépendance de l’enfant vis à vis de l’adulte
Le brun ainsi que les teintes sales : traduiduisent une mauvaise adaptation familiale et sociale ainsi que les divers conflits de l’enfant.
Le violet : est rarement utilisé par les tout-petits. Il est signe d’inquiétude et souvent associé aux périodes d’adaptation difficiles.
Le noir : il peut être utilisé à n’importe quel âge mais son symbolisme est particulier au moment de la puberté où il révèlerait surtout la réserve et la pudeur des sentiments.

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Commentaires (1)

1. Interprétation dessins d'enfants (site web) 24/08/2011

Bonjour,

J'aurai aimé vous envoyer un ouvrage pour compléter votre page sur le dessin d'enfant :

"Comprenez votre enfant par ses dessins", éditions Sand
de Sylvie Chermet-Carroy

Je suis chargé de référencer son site http://www.interpretation-dessins-enfants.net/

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