SCRIPT 2:

choisir sa contraception

LA CONTRACEPTION

Qu'est-ce qu'une contraception efficace ?

Le but de la contraception est simple : permettre à chacune et chacun de vivre sa sexualité en évitant la survenue d’une grossesse non programmée. Voici quelques principes élémentaires à avoir en tête avant de choisir une contraception efficace :
- Un risque de grossesse existe à chaque rapport sexuel
- Beaucoup de femmes se croient à l’abri d’une grossesse alors qu’elles ne le sont pas. - Quand est-ce que je risque d’être enceinte ?
- Comment savoir si je suis enceinte ?


Il existe de nombreuses méthodes de contraception :

Certaines sont plus efficaces que d’autres, mais toutes ont leurs avantages, leur intérêt et leur spécificité. L’efficacité de la contraception dépend de trois grands facteurs :

- la méthode employée
- les incidents d’utilisation possibles
- votre mode de vie

(la pilule, le patch, l'implant, l'anneau vaginal, diu ou stérilet, diaphragme, les spermicides, préservatifs masculins, préservatifs féminins, les progestatifs injectables, la vasectomie, la ligature des trompes, les contraceptions d'urgences, les méthodes naturelles, méthodes Ogino, méthodes de billings, méthodes des températures, méthodes mamma, système persona)



La pilule
Un comprimé à prendre quotidiennement et à heure fixe pendant les 21 jours du cycle ou 28 jours selon le type de pilule. Il en existe deux types : les pilules combinées œstroprogestative qui contiennent deux hormones et les pilules progestatives qu'i n'en contiennent qu'une. En cas d'oubli supérieur à 12h pour une pilule combinée et à 3h pour une progestative, vous n'êtes plus protégée.

De 2 € à 12 €/mois.

Certaines sont remboursées à 65%. Il existe aussi des pilules génériques. Gratuite dans les CPEF pour les mineures et pour les non-assurées sociales.

Prescrite par un médecin, ou une sage-femme dans certaines circonstances (après un accouchement ou une IVG). Délivrée sur ordonnance en pharmacie.

Pilule : attention aux interactions médicamenteuses!

Pilule et médicaments ne font pas toujours bon ménage. En effet, certains traitements diminuent son efficacité, tandis que d’autres voient leurs effets décuplés. C’est pourquoi il est important de signaler la prise d’une contraception orale lors de toute prescription.

Un simple traitement antibiotique et votre pilule peut se révéler moins efficace. En effet, certains médicaments dits "inducteurs enzymatiques" accélèrent le métabolisme hépatique, c’est-à-dire la destruction par le foie des hormones contenues dans la pilule, tandis que d’autres diminuent leur absorption dans le tube digestif.

Attention aux inducteurs enzymatiques
Parmi les inducteurs enzymatiques, on compte essentiellement:
- Des médicaments antiépileptiques (phénobarbital, phénytoïne, primidone,carbamazépine...)
- Des antituberculeux (rifampicine, isoniazide, rifabutine)
- les antiprotéases (contre le virus du sida)
- Un antimigraineux (dihydroergotamine)
- Un psychostimulant (modafini)
- un antifungique, contre les mycoses (griséofulvine)

La plupart de ces traitements se prennent sur de longues périodes. Si leur prescription est nécessaire, il est donc préférable d’utiliser une autre contraception que la pilule, par exemple un stérilet ou une contraception locale

Quand faut-il doubler la dose?
Il est également possible de continuer à prendre une contraception orale, mais en choisissant une pilule normodosée (à 50 microgrammes d’éthinyl-estradiol): Millianovlar, Ovanon, Physiostat Planor, Stédiril.

En cas de contraception par une pilule progestative (Exluton, Microval, milligynon, Ogyline et Cézarette), on peut également doubler la dose en prenant deux comprimés par jour. Par ailleurs, il faut savoir que la baisse d’efficacité de la contraception orale se prolonge un cycle après l’arrêt de ces médicaments inducteurs enzymatiques. Les précautions devront donc être maintenues pendant ce laps de temps.

Préservatif: Le filet de sécurité
Les médicaments diminuant l’absorption des hormones sont représentés par:
- Certains antibiotiques (ampicilline, amoxicilline, tétracyclines)
- Les laxatifs lubrifiants à base d’huile de paraffine (en cas de prise prolongée)
- Le charbon actif (médicament à base de charbon prescrit en cas de ballonnements abdominaux, d’intoxication digestive)
- Et un hypolipidémiant, la colestyramine

En cas de traitement antibiotique de courte durée, il est préférable d’utiliser des préservatifs quelques jours. Mais il est également possible de continuer à prendre sa pilule faiblement dosée ou progestative, mais en absorbant deux comprimés par jour pendant la durée du traitement.

La prise de grandes quantités de vitamine C (un gramme) peut au contraire majorer les effets des estrogènes, ce qui augmente les risque de phénomènes d’intolérance, mais n’a pas d’impact sur l’efficacité de la contraception.

Quand la pilule augmente les effets d'autres médicaments.
Les effets de certains médicaments, enfin, peuvent être modifiés par la contraception orale:
La pilule peut augmenter ainsi les concentrations de coclosporine, un immunosuppresseur prescrit pour éviter les rejets de greffe. Ce phénomène impose de moduler les doses.
L’activité des benzodiazépines et des antidépresseurs tricycliques, métabolisés dans le foie, peut être aussi majorée
Enfin la prise de flunarizine (Sibelium, contre les vertiges ou la migraine), peut entraîner des écoulements de lait par le mamelon (galactorrhée), en rendant la glande mammaire plus sensible aux effets des hormones.
Pour être sûre de ne pas aller au devant de problèmes, n’oubliez pas de signaler la prise d’une contraception orale lors de toute prescription.

Quand doit-on éviter la pilule?
Première méthode de contraception féminine, la pilule est extrêmement efficace. Si cette technique est généralement très bien tolérée, elle possède cependant quelques contre-indications. Quelles sont les femmes pour lesquelles la pilule est interdite ou du moins exige quelques précautions d’emploi ?

En matière de contraception hormonale, on distingue:
- Des contre-indications absolues, qui prohibent la prescription de la pilule.
- Des contre-indications relatives, qui en restreignent l’utilisation.

Les contre-indications absolues
Un des principaux effets secondaires de la pilule est le risque accru de formation d’un caillot sanguin (thrombose) à l’intérieur du système veineux. Cette complication peut être source de phlébites ou d’embolies pulmonaires. Ce risque veineux est relativement faible, moins important que pendant la grossesse, mais il doit malgré tout être pris au sérieux. Il est légèrement plus élevé avec les pilules de troisième génération, dont le contenu en estrogènes est pourtant plus faible.

Ainsi, la pilule n’est pas proposée aux femmes qui:
- Présentent une anomalie de la coagulation sanguine,
- Ont des antécédents de phlébite ou d’embolie pulmonaire.

La pilule peut exceptionnellement favoriser l’apparition de caillots à l’intérieur des artères et ainsi provoquer des accidents vasculaires cérébraux. Pour ce motif, on ne peut donc la prescrire aux femmes porteuses de maladies cardiaques prédisposant à la formation de thromboses, comme par exemple les affections touchant les valvules du coeur.

Fumer ou prendre la pilule, à 35 ans, il faut choisir
Par ailleurs, la probabilité de thrombose veineuse s’accroît avec l’âge et est fortement majorée par le tabagisme. Ainsi, la prise de pilule est déconseillée chez les femmes fumeuses de plus de 35 ans.

En raison des hormones qu’elle contient, estrogènes et progestatifs, la pilule tend à élever la tension et à modifier les taux de lipides et de glucose dans le sang. Une hypertension artérielle (chiffres supérieurs à 160 mm et à 100 mm de mercure), un taux de cholestérol trop élevé et un diabète s’accompagnant déjà de complications vasculaires contre-indiquent donc ce mode de contraception.

La pilule n’est pas non plus recommandée chez les femmes ayant développé une hépatite ou présentant une autre maladie du foie. Il a été montré qu’elle peut, très rarement, induire la formation de tumeurs bénignes du foie.

Elle ne sera pas non plus prescrite aux femmes ayant été victimes d’un cancer du sein ou de l’utérus. Les estrogènes contenus dans le contraceptif pourraient contribuer à la multiplication de cellules cancéreuses persistant à l’état latent dans l’organisme.

Enfin, la prise de pilule devra immédiatement être arrêtée devant l’apparition de maux de tête intenses, de crises d’épilepsie, d’élévation forte de la tension artérielle ou lors d’une immobilisation prolongée (intervention chirurgicale...) chez une femme à risque car ce contexte pourrait faciliter l’apparition de complications veineuses.


Contre-indications relative
En général, la pilule sous sa forme classique n’est pas administrée à des femmes de plus de 40 ans. Au-delà, les risques de modifications métaboliques sont plus importants et d’autres formes de contraception pourront être proposées comme le stérilet. Cependant, on pourra tout de même donner des contraceptifs hormonaux à des femmes de cet âge lorsqu’elles ne fument pas et sont en bonne santé.

Un diabète sans complication vasculaire, une hypertension artérielle bien contrôlée, des perturbations lipidiques modérées constituent autant de contre-indications relatives à l’administration de la pilule. La prescription est toutefois autorisée à la condition d’une surveillance médicale régulière.

D’autres pathologies nécessitent des précautions:
- Le cas des fibromes de l’utérus très volumineux, dont la croissance risque d’être encouragée par l’administration d’hormones
- D'anomalies mammaires bénignes
- Ou de varices importantes des jambes.

Mais, là aussi, l’administration de la pilule n’est pas exclue totalement si ces affections sont bien suivies sur le plan médical. Il existe aussi d’autres contre-indications relatives à la prise de pilule comme une obésité ou encore la présence de migraines.

Par ailleurs, il faut savoir que pilule et médicaments font parfois mauvais ménage. Certains comme les antiépileptiques ou certains antituberculeux peuvent en diminuer l’efficacité.

D'autres risquent d’en majorer la toxicité (antidépresseurs).

Mais, la pilule peut soulager des problèmes comme les règles douloureuses et constituer la solution à un problème d’acné.

Cas particuliers
Certaines circonstances modulent aussi les conditions d’une prise de pilule. Si son administration peut se faire immédiatement après une fausse couche ou un avortement, on ne la débute en général pas avant le septième jour suivant un accouchement.

Quant aux minipilules ne contenant que des progestatifs, elles sont souvent proposées aux femmes de 40 ans ou aux femmes à risque (diabète, excès de cholestérol sanguin...), car elles pourraient induire moins de modifications métaboliques que les pilules classiques à base d’estrogènes et de progestatifs. Néanmoins, ces minipilules ont des contre-indications particulières et doivent, par exemple, être évitées chez les femmes ayant des antécédents de grossesse extra-utérine. En effet, plusieurs études ont rapporté une augmentation du nombre de grossesses anormalement développées à l’intérieur des trompes chez les femmes ayant pris ce type de contraceptif. Ces micropilules ne conviennent pas non plus aux étourdies… car le risque de grossesse est réel si elles ne sont pas prises régulièrement.

Quinze ans de pilule... Quels sont les risques?
Y a-t-il un risque particulier à prendre la pilule pendant plus de dix ans ? Des études apportent des indications assez rassurantes dans ce domaine.

Les effets, bénéfiques et défavorables, de la pilule sont relativement bien connus à court terme. Sous réserve d’une grande rigueur dans le respect des contre-indications, le risque de réactions indésirables graves est extrêmement faible. Mais qu’en est-il à long terme, après dix ou quinze ans sous pilule ?

Le cancer du sein: plutô les pilules anciennes
Une étude toute récente apporte des données plutôt rassurantes concernant le risque de cancer du sein, longtemps discuté. En analysant les dossiers de plus de 12 000 femmes âgées de 42 à 63 ans, ayant ou non pris la pilule, les chercheurs n’ont pas observé d’influence claire de la pilule sur le risque de cancer du sein, sauf chez les femmes de plus de 55 ans.

Celles-ci avaient un risque de cancer du sein doublé lorsqu’elles avaient pris la pilule pendant plus de dix ans. Cette observation tend à indiquer que seules les premières pilules, fortement dosées, ont un effet délétère.

Une seconde étude parue quelques mois auparavant, soulignait aussi le risque des premières pilules chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein. Les auteurs ont étudié 426 familles parmi lesquelles des femmes avaient été victimes de cette maladie entre 1944 et 1952. Pour leurs soeurs et leurs filles, prendre une contraception orale multipliait par plus de trois le risque de cancer du sein. Et ce risque était multiplié par 11 chez les femmes ayant cinq parentes touchées par un cancer du sein. Mais les effets de la pilule étaient surtout nets pour les femmes qui l’avaient prise avant 1975. Ces résultats confirment néanmoins clairement la nécessité impérative pour les femmes ayant une mère ou une soeur atteinte par un cancer du sein de choisir une autre méthode contraceptive.


Pas d'effets prolongés sur la circulation.
Une étude anglaise de grande ampleur a permis de préciser les effets de la contraception orale sur la mortalité3. Pour cela, 1 400 médecins britanniques ont suivi 56 000 femmes pendant 25 ans. La mortalité totale est apparue strictement identique chez les femmes qui avaient pris la pilule et les autres. Cependant, en limitant l’analyse aux patientes continuant à prendre la pilule ou l’ayant arrêtée depuis moins de dix ans, les auteurs ont observé que la mortalité par accident cardiovasculaire et par cancer du col de l’utérus était augmentée, tandis que celle liée au cancer de l’ovaire était diminuée. Ainsi les effets de la contraception semblent se manifester pour l’essentiel durant le traitement et s’estomper assez rapidement à l’arrêt de celui-ci. C’est certainement vrai pour les accidents cardiovasculaires. Concernant le risque de cancer de l’utérus on a longtemps pensé qu’il était uniquement lié au fait que les femmes sous pilule ont une vie sexuelle plus active et donc, un risque plus élevé d’infections. Mais des données récentes suggèrent que la contraception oestroprogestative pourrait favoriser également par elle même l’infection par le papillomavirus.


Attention à la cigarette!
Les femmes qui prennent longtemps la pilule pourraient être plus exposées aux risques vasculaires du fait de l’âge. En effet le risque de thrombose et d’embolie lié à la pilule est plus élevé chez les femmes de plus de 35 ans et qui fument. Cela souligne la nécessité d’être extrêmement stricte sur les contre-indications après 35 ans et notamment d’arrêter la cigarette.

Bon pour l'ovaire et les os
Ces études ne doivent pas faire oublier que la contraception orale peut avoir également des effets favorables. Le principal avantage des oestro-progestatifs est une diminution du risque de cancer de l’ovaire qui apparaît dès les premiers mois sous pilule et augmente avec la durée de la contraception. L’effet protecteur semble persister jusqu’à quinze ans après l’arrêt de la pilule. Il existe peut-être aussi un effet protecteur sur le cancer de l’endomètre, mais les données sont plus incertaines dans ce cas.

La pilule oestroprogestative, qu’elle soit faiblement ou fortement dosée, prévient également la déminéralisation osseuse, problème parfois important à l’approche de la ménopause.

Les pilules progestatives normodosées ont sans doute également un effet favorable sur le risque de cancer de l’ovaire et de l’endomètre et diminuent le risque de fibrome. En revanche elles n’ont pas d’effets sur la densité osseuse.

Enfin, il existe un autre bénéfice, indirect de la contraception orale: celui de conduire régulièrement la femme chez le médecin, ce qui est un élément important pour le dépistage précoce du cancer du col et du cancer du sein.

La patch
Un patch à coller soi-même sur la peau une fois par semaine et à renouveller chaque semaine, pendant 3 semaines. Durant la 4ème semaine, on ne met pas de patch, ce qui provoque l'apparition des règles. Un geste hebdomadaire, efficace pour celle qui ont tendance à oublier leur pilule.

15 € par mois.

Non remboursé.

Prescrit par un médecin, ou une sage-femme dans certaines circonstances.

Délivrée sur ordonnance en pharmacie.


L'implant
Un bâtonnet cylindrique de 4 cm de long et de 2 mm de large inséré sous la peau du bras, sous anesthésie locale. La pose dure quelques minutes. Il peut être retiré par un médecin dès que la femme le désire. Très fiable, il permet d'avoir l'esprit tranquille car il est efficace pendant 3 ans.

138 € remboursé à 65%

Prescrit et posé par un médecin.

Délivrée sur ordonnance en pharmacie.

Effets secondaires
Les effets indésirables les plus fréquemment rencontrés avec IMPLANON sont:
- acné,
- perte de cheveux,
- maux de tête, vertiges,
- humeur dépressive,
- instabilité émotionnelle,
- nervosité,
- modification de la libido,
- baisse de l'appétit,
- douleur abdominale,
- nausée, flatulences,
- modification du poids,
- sensation de tension mammaire,
- vaginite,
- dysménorrhée,
- saignements irréguliers,
- symptômes pseudogrippaux,
- douleur,
- asthénie,
- bouffées de chaleur,
- douleur au site d'insertion,
- réaction au site d'insertion.

Contre-indications et précautions d'emploi
L'IMPLANON est contre-indiqué en cas:
- d'allergie à l'un des constituants,
- en cas d'accident thrombo-embolique veineux évolutif (phlébite...),
- en cas d'affection hépatique sévère en cours ou passée tant que les paramètres de la fonction hépatique ne sont normalisés,
- en cas de tumeurs progestogènes-dépendantes et d'hémorragies génitales.

L'implant contient un progestatif pouvant entrainer la masculinisation du foetus chez la femme enceinte. Si une grossesse survient au cours de l'utilisation de IMPLANON, il devra être retiré

Interactions médicamenteuses
Des médicaments ayant des propriétés inductrices sur les enzymes du cytochrome P450 peuvent accélérer l'élimination de IMPLANON et le rendre moins efficace. Ce sont par exemple:
- phénytoïne,
- phénobarbital,
- primidone,
- carbamazépine,
- rifampicine,
- oxcarbazépine,
- topiramate,
- felbamate,
- ritonavir,
- nelfinavir,
- griséofulvine
- produits contenant du millepertuis.

Les femmes traitées à long terme avec ces médicaments devront utiliser une autre méthode contraceptive. En cas de traitement ponctuel avec un de ces produits chez une femme qui porte IMPLANON, une méthode mécanique (préservatif masculin ou féminin) devra être employée pendant la durée du traitement et jusqu'à 28 jours après son terme.

IMPLANON peut également lui-même réduire l'efficacité d'autres médicaments comme la ciclosporine.


L'anneau Vaginal
Un anneau souple à placer soi-même dans le vagin, simplement, comme un tampon. On le laisse en place pendant 3 semaines. Au début de la 4ème semaine, on enlève l'anneau soi-même, ce qui provoque l'apparition des règles. Il permet de bénéficier d'une contraception efficace sans y penser pendant 3 semaines.

15 € par mois.

Non remboursé. Prescrit par un médecin, ou une sage-femme dans certaines circonstances.

Délivrée sur ordonnance en pharmacie.

Effets secondaires
Les effets secondaires de NUVARING les plus fréquent sont:
- acné,
- céphalées,
- migraines,
- dépression,
- instabilité émotionnelle,
- baisse de la libido,
- douleurs abdominales,
- nausées, prise de poids,
- problèmes liés au dispositif (problèmes pendant les rapports sexuels),
- douleurs abdominales et gynécologiques,
- sensation de tension mammaire,
- événements liés au dispositif (par exemple, expulsion, problème pendant les rapports sexuels et sensation de corps étranger),
- dysménorrhée,
- leucorrhées,
- gêne vaginale,
- vaginites.

Contre-indications et précautions d'emploi:
NUVARING est contre-indiqué:
- en cas d'allergie à l'un des constituants,
- en cas d'antécédent ou d'accident ou de facteurs de risque thrombo-embolique veineux (phlébite...) ou artériel (AVC, infartus),
- en cas d'affection hépatique sévère en cours ou passée tant que les paramètres de la fonction hépatique ne sont normalisés,
- en cas de diabète sucré avec atteinte vasculaire, 
- cas de tumeurs hormonodépendantes, en cas de tumeurs hépatiques bénignes ou malignes et d'hémorragies génitales.

NUVARING n'est pas indiqué pendant la grossesse, ni l'allaitement.

Interactions médicamenteuses
Ds médicaments ayant des propriétés inductrices sur les enzymes du cytochrome P450 peuvent accélérer l'élimination de NUVARING et le rendre moins efficace. Ce sont par exemple:
- phénytoïne, 
- pénobarbital, 
- primidone,
- carbamazépine,
- rifampicine,
- et aussi oxcarbazépine,
- topiramate,
- felbamate,
- ritonavir,
- nelfinavir,
- griséofulvine
- produits contenant du millepertuis.

Les femmes donc, traitées à long terme avec ces médicaments devront utiliser une autre méthode contraceptive. En cas de traitement ponctuel avec un de ces produits chez une femme qui porte NUVARING, une méthode mécanique (préservatif masculin ou féminin) devra être employée pendant la durée du traitement et jusqu'à 28 jours après son terme.

La prise d'antibiotiques des familles des pénicillines et des macrolides peuvent nuire à l'efficacité de NUVARING. En cas de traitement ponctuel avec un de ces produits chez une femme qui porte NUVARING, une méthode mécanique (préservatif masculin ou féminin) devra être employée pendant la durée du traitement et jusqu'à 7 jours après son terme. Si le traitement dépasse les 3 semaines du cycle, l'anneau suivant devra être inséré immédiatement sans l'intervalle habituel de 7 jours.



Le DIU ou Stérilet
Il en existe deux types : au cuivre ou à la progestérone.

Le stérilet (ou dispositif intra-utérin) est placé dans l'utérus par un médecin. La pose dure 2 minutes, il peut être enlevé par le médecin dès que la femme le désire. Il peut-être gardé 4 à 10 ans. Il a une longue durée d'action et permet d'avoir l'esprit tranquille.

DIU au cuivre : 27 €
DIU hormonal : 130 €
Remboursé à 65%.
Gratuit dans les CPEF pour les mineures et pour les non-assurées sociales.
Prescrit et posé par un médecin.
Délivrée sur ordonnance en pharmacie.


Effets secondaires
Les effets fréquemment rencontrés avec le stérilet NovaT (cuivre) sont les suivants:
- des crampes utérines et/ou des douleurs abdominales après la pose,
- des saignements et/ou des spottings le premier cycle menstruel.

Chez certaines femmes, ces effets pourront réapparaître pendant plusieurs cycles ultérieurs. Une menstruation prolongée et une augmentation de la perte de sang menstruel pourront survenir, en particulier durant les deux ou trois premiers cycles.

Beaucoup plus rarement, les effets secondaires suivants ont été rapportés:
- douleurs au niveau du dos,
- douleurs dans les jambes,
- infections urinaires,
- écoulement vaginal anormal,
- perforation de l'utérus ou du col de l'utérus, 
-  risque accru d'avortement spontané,
- grossesse extra-utérine
- réactions allergiques de la peau.

Contre-indications et précautions d'emploi
NOVA T est déconseillé en cas:
- de grossesse ou de suspicion de grossesse,
- infection pelvienne,
- peritonite,
- salpingite,
- infection sexuellement transmissible datant de moins de 3 mois ou en cours,
- avortement dans les 3 mois précédents.
- d'allergie ou de sensibilité au cuivre.

En cas de doute, parlez en à votre médecin.

Le retrait du D.I.U devra être envisagé en cas de survenue ou de récidive de fortes douleurs ou de pertes blanches inhabituelles, d'infection des trompes, de suspicion de grossesse.

Effets secondaires
Les effets fréquemment rencontrés avec le multiload (progestérones) sont les suivants:
- des crampes utérines et/ou des douleurs abdominales après la pose,
- des saignements et/ou des spottings le premier cycle menstruel.

Chez certaines femmes, ces effets pourront réapparaître pendant plusieurs cycles ultérieurs. Une menstruation prolongée et une augmentation de la perte de sang menstruel pourront survenir, en particulier durant les deux ou trois premiers cycles.

Beaucoup plus rarement, les effets secondaires suivants ont été rapportés:
- douleurs au niveau du dos,
- douleurs dans les jambes,
- infections urinaires,
- écoulement vaginal anormal,
- perforation de l'utérus ou du col de l'utérus,
- risque accru d'avortement spontané,
- grossesse extra-utérine
- réactions allergiques de la peau.

Contre-indications et précautions d'emploi
MULTILOAD est déconseillé en cas:
- de grossesse,
- infection pelvienne,
- peritonite,
- salpingite,
- avortement dans les 3 mois précédents.

En cas de doute, parlez en à votre médecin.
Le retrait du D.I.U devra être envisagé en cas de survenue ou de récidive de migraine d'apparition brutale ou d'intensité inhabituelle, de migraine ophtalmique (perte de vision d'un seul côté), de maux de tête exceptionnellement sévères, si des problèmes cardiaques surviennent, et en cas d'infection des trompes.



Le diaphragme
Le diaphragme est une coupelle en latex ou en silicone que l'on place dans le vagin. Il s'utilise associé à un produit spermicide. Cela empêche le passage des spermatozoïdes.

La cape est un dôme très fin, en latex ou en silicone, qui vient recouvrir le col de l'utérus.

La cape cervicale ou le diaphragme peut être posé(e) au moment du rapport sexuel, mais aussi plusieurs heures avant. Il est important de la/le garder pendant 8 heures après le rapport. Elle/il est réutilisable.

Cape cervicale : 39,5 € en latex, 52 € en silicone. Non remboursée.

Diaphragme : 33 € en latex, 42 € en silicone. Rembousé sur la base de 3,14 €.

Prescrits par un médecin, ou une sage-femme qui en déterminent la taille et vous apprennent à la/le poser. Délivrée sur ordonnance en pharmacie.

Le diaphragme peut être obtenu au planning familial.

Les spermicides
Les spermicides se présentent sous forme de gel, d'ovule ou d'éponge qui se placent dans le vagin quelques minutes avant chaque rapport et détruisent les spermatozoïdes. Seule l'éponge est efficace pendant 24 h. Elle peut donc être placée bien avant le rapport sexuel et gardée plusieurs heures après.

Une contraception utile de dépanage.

7 à 16 € selon le type, pour plusieurs doses.

Non remboursés. Sans ordonnance en pharmacie.

ALPAGELLE

Les douches vaginales sont susceptibles de diminuer l'effet spermicide. Une toilette externe à l'eau pure est néanmoins possible après le rapport.

L'application d'autres traitements vaginaux locaux est susceptible de diminuer l'effet spermicide.

Le risque de surdosage est pratiquement inexistant.

CHLORURE DE BENZALKONIUM THERAMEX

Les effets indésirables sont les sensations locales de chaleur.
contre-indiqué en cas d'allergie à l'un des constuituants.
L'utilisation prolongée peut provoquer une irritation et des anaphylaxies (réactions allergiques).
Les douches vaginales sont susceptibles de diminuer l'effet spermicide
L'application de traitements vaginaux locaux est susceptible de diminuer l'effet spermicide
Le risque de surdosage est pratiquement inexistant


GENOLA
peut provoquer une inflammation du vagin ou du gland chez le partenaire.
contre-indiqué en cas d'allergie à l'un des constituants.
L'utilisation prolongée peut provoquer une irritation et des anaphylaxies (réactions allergiques).
Les douches vaginales sont susceptibles de diminuer l'effet spermicide.
L'application d'autres traitements vaginaux locaux est susceptible de diminuer l'effet spermicide.
Le risque de surdosage est pratiquement inexistant.

PATENTEX
contre-indiqué en cas d'allergie à l'un des constituants.
L'utilisation prolongée peut provoquer une irritation et des anaphylaxies (réactions allergiques).
Les douches vaginales avant ou après le rapport sont susceptibles de diminuer l'effet spermicide. Une toilette externe à l'eau pure est néanmoins possible après le rapport.
L'application d'autres traitements vaginaux locaux est susceptible de diminuer l'effet spermicide de PATENTEX.
Le risque de surdosage est pratiquement inexistant.

PHARMATEX
Les effets indésirables sont les suivants : sensation locale de chaleur.
contre-indiqué en cas d'allergie à l'un des constuituants.
L'utilisation prolongée peut provoquer une irritation et des anaphylaxies (réactions allergiques).
Les douches vaginales sont susceptibles de diminuer l'effet spermicide.
L'application de traitements vaginaux locaux est susceptible de diminuer l'effet spermicide
Le risque de surdosage est pratiquement inexistant.


Les préservatifs
Les préservatifs (masculins et féminins) empêchent le passage des spermatozoïdes dans le vagin, et donc la fécondation.

Le préservatif masculin est en latex ou en polyuréthane (en cas d’allergie au latex). Il est déroulé sur le sexe masculin en érection avant toute pénétration. Le préservatif féminin est glissé à l’intérieur du vagin par l’utilisatrice, afin de recevoir le sexe masculin au moment de la pénétration.

S’ils sont correctement utilisés, il n’y a que 3% d’échecs. Avec une utilisation moins « soigneuse » les échecs peuvent être plus importants, jusqu’à 14%. Les préservatifs ne sont efficaces que si on les utilise pour TOUS les rapports sexuels, à TOUT moment du cycle, car il n’y a pas de période « sans risque ».

Le préservatif masculin en latex ne doit pas être utilisé avec des lubrifiants gras (qui les ramollissent et les fragilisent). Le préservatif masculin peut craquer (c’est peu fréquent) ou glisser (surtout s’il est mal mis, et si l’homme ne se retire pas juste après avoir éjaculé). Vous pouvez associer les préservatifs à un autre moyen de contraception (pilule, spermicides…)
Ils ne nécessitent pas de prescription médicale.

Le préservatif masculin : c’est la meilleure des méthodes de contraception masculine ; on en trouve partout (dans les grandes surfaces…) ; c’est une méthode facile d’accès pour les adolescent(es). On en trouve à 20 centimes d’euro dans certains lycées, mais aussi dans d’autres points de vente hors pharmacie (cafés-tabac, presse, stations service, grandes surfaces).

Il existe de nombreuses marques et tailles, disponibles non seulement en pharmacie mais aussi en grandes surfaces. Choisissez toujnours de préférence les marques portant le sigle CE (Communauté européenne) ou NF (Norme Française : liste disponible sur le site www.lne.fr, rubrique « certification »).

Un banc d’essai des préservatifs est disponible sur le site de la revue 60 Millions de consommateurs (www.60millions-mag.com).

Le préservatif féminin : il est très résistant ; ne nécessite pas que l’homme se retire juste après avoir éjaculé ; il peut être acheté par la femme et placé plusieurs heures avant le rapport si l’homme ne veut pas utiliser de préservatifs masculins.

Ces deux types de préservatifs constituent la seule protection contre les IST (infections sexuellement transmissibles).

Ils peuvent être utilisés seuls ou EN COMPLEMENT d’une autre méthode (pilule, DIU, implant) par les femmes ayant plusieurs partenaires sexuels.

Tout personne ayant des rapports sexuels avec un ou plusieurs partenaires peut utiliser des préservatifs. Pour les couples ne désirant utiliser ni contraception hormonale ni DIU, c’est une méthode très fiable à condition d’être utilisée lors de toute pénétration vaginale, quel que soit le moment du cycle.

Si vous n’avez pas de partenaire stable ou si vous ne savez pas si votre partenaire est porteur du VIH ou d’une autre IST, il faut utiliser des préservatifs à la fois pour vous protéger des IST et pour éviter une grossesse non souhaitée.

Il vaut mieux utiliser en même temps un autre moyen de contraception pour ne pas être enceinte au cas où un accident d’utilisation surviendrait (préservatif qui se déchire, qui est mal posé, oublié…)

Les personnes (hommes ou femmes) allergiques au latex ne peuvent pas utiliser de préservatifs en latex. Mais il existe des préservatifs masculins en polyuréthane. L’un des deux préservatifs féminins commercialisés en France est également en polyuréthane. Il ne provoque pas d’allergie.

Il en existe en polyuréthane et d’autres en nitrile synthétique.
On peut très facilement se procurer des préservatifs masculins : dans les pharmacies mais aussi dans d’autres points de vente tels que les cafés-tabac, les stations service, grandes surfaces ou encore les distributeurs automatiques. On en trouve à 20 centimes d’euro dans certainslycées.

On peut s’en procurer gratuitement dans les CPEF. Le préservatif féminin est plus coûteux que le préservatif masculin. On en trouve en pharmacie mais aussi gratuitement dans les CPEF.

8,70 € la boîte de 3 préservatif.
Non remboursé.

Nouvelle technologie non testée en France http://www.theregister.co.uk/2005/11/21/china_liquid_condom/

La protection par préservatifs :
Si vous n’avez pas de partenaire stable ou si vous ne savez pas si vous-même ou votre partenaire êtes porteurs du VIH (virus du sida), il faut utiliser des préservatifs, à la fois pour se protéger des infections sexuellement transmissibles et du VIH et pour éviter une grossesse non souhaitée.

Il vaut toujours mieux utiliser en complément un autre moyen de contraception au cas où un accident d'utilisation du préservatif surviendrait (préservatif qui se déchire, qui est mal posé ou oublié...)

Allergies aux préservatifs et solutions
Les préservatifs étant constitués de latex, ils peuvent provoquer des allergies (démangeaisons). Il existe donc des solutions faibles en protéines de Latex permettant à tous de se protéger.


Les progestatifs injectables
Un progestatif de synthèse (médroxyprogestérone) est injecté par piqûre dans la fesse tous les trois mois. Pendant 12 semaines, le produit assure une contraception constante.

Les injections doivent être faites à intervalles réguliers par un médecin ou une infirmière.

Lorsque les intervalles d’injection sont respectés, l’efficacité est de 99 % (moins de 1 % d’échecs). Cette efficacité augmente avec l’âge de l’utilisatrice mais peut être diminuée par certains médicaments (rifampicine, phénylbutazone, certains anti-épileptiques).

Les progestatifs injectables sont très efficaces, mais ils peuvent avoir les mêmes effets indésirables que l’implant (notamment la prise de poids et les troubles des règles). Or, une fois injectés, il n’est plus possible de les retirer, il faut attendre que leurs effets cessent. Leur principal effet secondaire, l’irrégularité du cycle, peut être un arrêt des règles ou des règles irrégulières et très fréquentes.

Comparée aux autres méthodes existantes, elle n’est ni aussi pratique, ni aussi confortable. Elle peut cependant être adoptée par les femmes qui ne peuvent pas utiliser d’autre méthode contraceptive.

Il existe toutefois de nombreuses contre-indications:
- cancer du sein,
- cancer de l’endomètre (muqueuse de l’utérus),
- obésité,
- diabète,
- hypertension artérielle,
- règles abondantes et/ou saignements entre les règles non explorés,
- fibrome utérin,
- hépatite ou antécédent récent d’hépatite,
- maladies du foie au stade d’insuffisance hépatique,
- maladies thrombo-emboliques artérielles et veineuses (phlébite = caillot dans une veine, embolie pulmonaire, infarctus, accident vasculaire cérébral, caillot dans une artère des membres inférieurs).

Par ailleurs, les progestatifs injectables réduisent le taux normal des oestrogènes (« hormones féminines naturelles ») et ainsi provoquent une diminution de la densité minérale osseuse, d’où un risque d’ostéoporose.

Ce type de contraception n’est donc pas recommandé:
- chez les adolescentes et les adultes jeunes (en période de constitution du capital osseux)
- chez les femmes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose (par exemple consommation chronique d’alcool et/ou de tabac, antécédent de fracture ostéoporotique chez la mère, traitement au long cours par des corticoïdes de synthèse…).

Avantages et inconvénients des progestatifs injectables
Des saignements en dehors des règles (métrorragies) sont fréquents ou, à l'inverse, une absence de règle (aménorrhée) peut survenir. Une prise de poids, due au progestatif, est aussi possible, mais cela dépend plus de l'utilisatrice que de la méthode.

Par rapport à la pilule contraceptive, combinée ou progestative, cette méthode n'est pas réversible de façon simple. Il faut attendre que le progestatif soit complètement éliminé avant de pouvoir mettre une grossesse en route.

D'après de récentes études, les progestatifs injectables provoquent une baisse notable de la densité minérale osseuse. Il semble que la densité osseuse revienne à la normale après l'arrêt du traitement. Il n'a cependant pas été établi que cette méthode de contraception favorise une future ostéoporose chez les patientes.[


La stérilisation à visé contraceptive
Depuis 2001, la Loi (n°2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception) autorise toute personne majeure qui en fait la demande à subir une intervention chirurgicale à visée contraceptive (vasectomie pour l’homme ou ligature des trompes pour la femme).

La stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée que si la personne intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée après avoir reçue une information claire et complète sur ses conséquences.

Lors de la première consultation médicale, le médecin apporte des informations sur les méthodes contraceptives alternatives, sur les techniques de stérilisation qui existent et remet un dossier d’information à la personne.

L’intervention n’est réalisée qu’après un délai de réflexion de 4 mois après cette première consultation médicale.

Il n’y a pas de condition d’âge, de nombre d’enfants ou de statut marital. En revanche, la stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée sur une personne mineure.

Seule la personne concernée par l’intervention a la responsabilité du choix d’une stérilisation et donne son consentement. Le médecin peut refuser de pratiquer l’intervention lui-même mais il doit en informer la personne ou le couple en demande dès la première consultation et doit les diriger vers un praticien qui la fera.

La stérilisation a visée contraceptive doit être considérée comme définitive : les réparations chirurgicales, le plus souvent, ne rétablissent pas complètement la fécondité, et entraînent parfois des complications (grossesses extra-utérines, en particulier).

- La vasectomie (intervention destinée aux hommes) se fait en un quart d’heure sous anesthésie locale. Il faut cependant environ trois mois pour que l’homme n’ait plus de spermatozoïdes actifs. Pendant cette période de « transition », une contraception (préservatifs ou autre) est donc indispensable pour éviter un risque de grossesse.

- La ligature des trompes (intervention destinée aux femmes) nécessite une hospitalisation de 24 à 48 heures et une anesthésie générale. Elle peut se faire par voie abdominale, par coelioscopie ou par voie vaginale. Elle peut avoir des suites douloureuses (douleurs abdominales).Contrairement à la vasectomie, elle est efficace immédiatement.

Une nouvelle méthode d’intervention chirurgicale féminine, par hystéroscopie (par les voies naturelles), sans anesthésie générale ni hospitalisation, est de plus en plus pratiquée en France.

La méthode n’est efficace qu’au bout de 3 mois, pendant cette période une contraception est donc indispensable.

Les ligatures de trompes et les méthodes endoscopiques sont pratiquées par les gynécologues-obstétriciens, qui sont chirurgiens ; les vasectomies sont pratiquées par les urologues. Ces interventions sont réalisées en établissement de santé (public ou privé).

L’efficacité de la stérilisation à visée contraceptive n’est pas garantie à 100% elle est variable en fonction des différentes méthodes.

Avant l’âge de 35 ans, une ligature des trompes par clip ou anneaux est moins efficace qu’une contraception réversible. En effet, il peut y avoir des échecs de ligature des trompes dus à des reperméabilisations spontanées (la circulation des ovocytes dans les trompes redevient possible)

Dans tous les cas, en attendant que vous ayez choisi une méthode, vu un chirurgien et renouvelé votre demande après 4 mois de réflexion, il est important d’utiliser une contraception...

A savoir :
La stérilisation à visée contraceptive n’est pas autorisée pour les personnes mineures d’après la loi de 2004.
La stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée sur une personne majeure handicapée mentale placée sous tutelle ou curatelle que lorsqu’il existe une contre-indication absolue aux méthodes réversibles de contraception ou une impossibilité avérée à les mettre en œuvre efficacement.

Le juge des tutelles peut autoriser l’intervention après avoir entendu la personne concernée, ses parents ou son représentant légal, toute personne dont l’audition lui paraît utile et après avoir recueilli l’avis d’un comité d’experts qui apprécie la justification médicale de l’intervention, ses risques et ses conséquences.


Les méthodes naturelles
On qualifie de « naturelles » toutes les méthodes qui visent à identifier la période de l’ovulation de manière à éviter d’avoir des rapports sexuels fécondants à ce moment-là. Ces méthodes vont des plus simples aux plus sophistiquées.

- Méthode Ogino: ou abstinence périodique: (du nom du chirurgien japonais) :
Elle consiste, pour une femme dont le cycle est régulier, à éviter les rapport sexuels non protégés pendant les jours « fertiles » qui précèdent ou suivent l’ovulation. Malheureusement, l’ovulation est imprévisible et peut se produire à n’importe quel moment, même chez les femmes dont le cycle est « régulier ».

- Méthode des températures:
la température habituelle de la femme s’élève de 0,2 à 0,4 °C (de 36,7 à 37,1° C, par exemple) au moment de l’ovulation. Comme l’ovocyte vit seulement vingt-quatre heures, les rapports sexuels non protégés qui ont lieu plus de trois jours après l’élévation de température ne peuvent, en principe, pas entraîner de grossesse. Mais l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand. Et si l’on a eu un rapport sexuel les jours qui précédent l’ovulation, les spermatozoïdes qui vivent jusqu’à 5 jours dans l’appareil génital de la femme, peuvent féconder l’ovocyte.

Pour déterminer la date de l’ovulation, il faut prendre sa température tous les matins à la même heure, au lit, avant de se lever... Et un simple rhume peut faire monter la température.


- Méthode de Billings ou observation de la glaire cervicale: 
A  l’approche de l’ovulation, les sécrétions du col de l’utérus (ou « glaire cervicale ») se modifient ; elle deviennent plus abondantes, plus fluides et provoquent un écoulement vaginal (ou « pertes blanches »), caractéristique. Mais beaucoup de choses peuvent modifier la glaire et sa consistance : le désir sexuel, le sperme, les infections vaginales… La méthode nécessite d’examiner la glaire avec ses doigts.

- Système Persona:
Avec un minilecteur informatisé, on mesure la quantité d’hormones fabriquées par les ovaires au moyen d’une bandelette plongée dans les urines du matin. Le lecteur indique si la journée est « sûre » (lumière verte) ou « à risque » (lumière rouge), c’est-à-dire proche d’une ovulation. Le système Persona est en vente en pharmacie, sur le site Internet du fabriquant et en grande surface. Il est coûteux et ne convient pas à la contraception des adolescentes. Il existe par ailleurs d'autres tests d'ovulation, mais les préservatifs sont moins chers et plus fiables.

- Méthode MAMA (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée) :
Cette méthode est utilisable pendant les 6 premiers mois après la naissance ou au moins jusqu’au retour de couches. Toutefois, cette méthode est très contraignante : elle suppose pour être efficace, un allaitement exclusif, à la demande, jour et nuit et l’absence de règles.

Le risques avec ces méthodes, c'est qu'elles ne sont pas fiables pour toutes les femmes!


La contraception d'urgence
Elle constitue une méthode de rattrapage à utiliser après un rapport sexuel, ou en cas d’échec (oubli de pilule, rupture de préservatif) ou d’absence de contraception. Elle se présente sous forme d’un comprimé, une dose unique de lévonorgestel qui est un progestatif. Ce médicament agirait en bloquant temporairement ou en retardant l’ovulation suffisamment pour que les spermatozoïdes ne puissent provoquer une grossesse.

Il faut prendre le comprimé le plus tôt possible car son efficacité diminue avec le temps. Il est possible de le prendre jusqu’à 72 heures (3 jours) après un rapport sexuel non ou mal protégé. Elle est d'autant plus efficace qu’elle est prise rapidement après le rapport non ou mal protégé.
- 95% d’efficacité en cas d’utilisation dans les 24h.
- 85% d’efficacité en cas d’utilisation entre 24 et 48H.
- 58% d’efficacité quand elle est utilisée entre 49 et 72H après le rapport sexuel non protégé.

Elle est en vente libre et délivrée gratuitement aux mineures (voir plus bas). Elle peut-être vendue à toutes les femmes en pharmacie, sans prescription médicale. Elle est remboursée par l‘Assurance maladie lorsqu’elle est prescrite par un médecin.

La contraception hormonale d’urgence ne protège que du rapport qui vient d’avoir lieu. Il n’est pas dangereux de l’utiliser plusieurs fois à quelques jours ou semaines d’intervalle, mais son efficacité n’est pas garantie quand elle est utilisée à plusieurs reprises. Elle peut retarder l’apparition des règles, ou au contraire, provoquer des saignements, ainsi que des nausées.

La contraception hormonale d’urgence peut être utilisée sans danger par les femmes de tous âges. Le médecin pourra vous la prescrire au cours d’une consultation notamment si vous utilisez une méthode pour laquelle les échecs d’utilisation sont possibles (échec de préservatif, oubli de pilule, par exemple).

Elle peut être achetée en pharmacie avec ou sans ordonnance. Son coût est d’environ 7,60 €. Elle est remboursée si elle est prescrite par un médecin ou une sage femme.

Elle est délivrée gratuitement aux mineures en pharmacie, dans les centres de planification et par les infirmières scolaires des collèges et lycées. Au moment où il délivre la contraception d’urgence, le pharmacien délivre également une information sur son mode d’utilisation, ainsi que sur la surveillance nécessaire. Après leur avoir délivrée une contraception d’urgence et une information sur son mode d’utilisation, les infirmières scolaires orienteront les jeunes filles mineures vers un médecin, ou un CPEF, qui pourront les aider à choisir une contraception régulière adaptée.

N.B : Il existe une autre méthode de contraception d’urgence : l’insertion d’un DIU au cuivre, quel que soit le moment du cycle et avec un délai de pose possible jusqu’à 5 jours après la date estimée d’ovulation. Le DIU est d’ailleurs considéré comme la méthode la plus efficace en cas de rapport non ou mal protégé.

Effets secondaires
NORLEVO est susceptible de provoquer:
- des nausées (20 à 25 % des patientes),
- des maux de tête, 
-  des douleurs dans le bas-ventre,
- une fatigue,
- des vertiges.

Contre-indications et précautions d'emploi
NORLEVO est contre-indiqué en cas d'allergie à l'un des constituants.
Déconseillé en cas:
- de troubles hépatiques,
- d'antécédents de salpingite
- d'antécédents de grossesse extra-utérine.

En cas de vomissements dans les 3 heures suivant la prise, il est conseillé de reprendre un comprimé.Cette contraception d'urgence ne permet pas d'interrompre une grossesse dès lors que l'ovule fécondé s'est implanté dans la muqueuse utérine.

Il n'est pas déconseillé d'allaiter après la prise de cette méthode de contraception tout de même, il faut savoir, que, théoriquement, la prise d’œstrogènes est susceptible de modifier la sécrétion lactée. Toutefois, de nombreuses femmes ayant utilisé ce type de contraception d’urgence n’ont constaté aucun impact sur leur allaitement. Il peut être utile de prévenir la mère de cet effet secondaire théorique, et de lui dire que si cela survient, quelques jours de tétées plus fréquentes suffiront à ramener les choses à la normale. 

Interactions médicamenteuses
Certains médicaments pris simultanément peuvent amoindrir l'efficacité de cette contraception.
- le phénobarbital, 
- la phénytoïne,
- la primidone,
- la carbamazépine,
- la rifabutine,
- la rifampicine,
- la griséofulvine
- le ritonavir

Surdosage
En cas de surdosage, des nausées et des hémorragies peuvent survenir. En cas de doute, contactez votre médecin.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (6)

1. Rqfauralkbw 02/09/2012

cymbalta price for 30 mg, <a href=http://getcymbaltacheap-cx.webs.com>buy cymbalta from canada</a> - cymbalta buy online

2. CzZemecb 03/09/2012

cymbalta lyrica depression, buy cymbalta duloxetine hydrochloride - buy cymbalta online india

3. NsZemexd 03/09/2012

cymbalta for anxiety and panic, order cymbalta duloxetine - cymbalta cheap

4. RzPapakTotml (site web) 04/09/2012

http://ordercymbaltaduloxetine-st.webs.com - cymbalta online order, eli lilly cymbalta campaign

5. Breejuppy 12/01/2013

http://vertipaydayloan.net your financial needs, you can access to avail for loans. In requital for applying these loans, there is no inequity between friendly or egregious praise holders. Online lending companies

6. GydayBinaBrar 03/03/2013

http://trustpaydayloansuk.co.uk these economic schemes without confidence stress.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Lilypie 1er anniversaire Ticker

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site