SCRIPT 2:

les problèmes de grossesse

LES SOUCIS DE GROSSESSE

L'AMNIOCENTèSES
Cet examen consiste à prélever du liquide amniotique, lequel contient des cellules de la peau et d’autres organes du bébé fournissant des indices sur son état de santé. L'amniocentèse est possible à partir de la 13/14 semaines d'aménorrhée; le médecin, guidé par l'échographie, introduit une aiguille creuse dans la cavité amniotique, à travers le ventre maternel. 15 à 20 ml de liquide sont prélevés, puis examinés au laboratoire.

Les indications de l'amniocentèse sont diverses. Cet examen est proposé aux femmes de plus de 38 ans, chez qui le risque de malformation chromosomique est plus élevé. Une amniocentèse précoce peut être pratiquée en raison d’une pathologie préexistante, ainsi que pour certaines maladies héréditaires du métabolisme ou certaines maladies du système nerveux central. Une amniocentèse tardive (au cours du 3ème trimestre) permet de surveiller l’évolution des grossesses à risque grossesses.

Vous êtes tout à fait en droit de la refuser pour des choix qui vous sont personnels, mais de nos jours, le risque de fausses couches est de 0,5%.


diabête gestationnel
Modification de la tolérance au sucre
La grossesse entraîne des bouleversements généraux, et hormonaux en particulier, dans l’organisme de la femme.
Ainsi, la tolérance au sucre est modifiée et quelques femmes présentent une glycémie (taux de sucre dans le sang) à la limite de la normale. Si la glycémie dépasse le seuil normal, un diabète peut apparaître. Après la grossesse, le taux de sucre peut redevenir normal. Dans certains cas cependant, le diabète peut persister.
La grossesse peut révéler un état prédiabétique inconnu avant la grossesse. Un enfant de gros poids peut être un facteur de découverte du diabète de la mère. Inversement, un diabète incontrôlé ou méconnu entraîne toujours un enfant de gros poids. Plus fragile qu'un enfant de poids normal, il augmente les difficultés à l'accouchement.
Suivez bien les conseils et recommandations de votre médecin. Évitez de prendre du poids supplémentaire. Pour cela ne mangez pas trop et abstenez-vous de sucreries et de grignotage.
Après la grossesse, il faudra refaire des contrôles et à long terme éviter de prendre du poids si vous ne voulez pas avoir un diabète confirmé. Vos parents ou proches n'ont-ils pas des antécédents diabétiques ? Souvent il y a un terrain familial. Votre futur enfant devra aussi faire attention et son éducation devra éviter le surpoids pendant sa jeunesse.
Le pré-diabète est un état intermédiaire entre l'état normal et le diabète. Votre organisme ne sécrète pas assez d'insuline dans certaines circonstances qu'il faut éviter.

1°) Économisez votre pancréas en évitant de prendre trop de poids. Vous ne précisez pas votre poids : en cas de surcharge ne plus grossir jusqu' à l'accouchement.
2°) Votre surveillance alimentaire devra porter sur la quantité des rations en général et sur la qualité des aliments en évitant les sucres rapides (sucreries, boissons sucrées, confiseries, miel, confitures etc.) et les corps gras. Ne grignotez pas ce qui fatigue votre pancréas.
Les risques pour vous sont de devenir diabétique totalement et votre enfant risque un trop gros poids avec une fragilité et des risques à la naissance.
Vous trouverez des sites sur le diabète en utilisant les moteurs de recherche habituels


la toxoplasmose
Qu'est-ce que la toxoplasmose ?
La toxoplamose est une maladie bénigne dans l’espèce humaine sauf chez la femme enceinte qui n’aura pas été immunisée auparavant et chez qui les conséquences sur le foetus peuvent être graves.
Heureusement, beaucoup de personnes ont eu la toxoplasmose. Une prise de sang, ou sérologie, réalisée en début de grossesse permettra de le vérifier.

Les précautions à prendre durant la grossesse
Peu d’entre elles n’ont jamais été en contact avec le parasite. Si celles-ci présentent cette maladie pendant leur grossesse, le risque de malformations fœtales existe (malformations oculaires, cérébrales, viscérales…) Elles sont devenues rares aujourd’hui grâce au dépistage systématique de la maladie pendant la grossesse.
Elles devront faire en sorte d’avoir une hygiène rigoureuse, ne pas toucher des excréments de chat, faire attention en changeant les litières, bien laver les fruits et légumes, se laver les mains avant et après les repas, en particulier après avoir touché de la viande crue, manger de la viande bien cuite, éviter de manger des produits à base de lait cru.

La sérologie
Les médecins prescrivent systématiquement, à toutes les femmes enceintes pour la première fois, une sérologie au début de leur grossesse afin de savoir si elles ont été en contact ou non avec le parasite et si elles sont capables de se défendre au cas où un nouveau contact se présenterait.
La sérologie pour la toxoplasmose consiste à rechercher dans le sang des anticorps anti toxoplasmose.
Leur présence dans le sang de la future maman prouve qu’elle a été en contact avec des antigènes du toxoplasme (molécules appartenant au parasite) et que son organisme a sécrété des anticorps spécifiques contre ce parasite. Les anticorps présents dans l’organisme permettent de se défendre très rapidement contre une nouvelle attaque.
Leur absence prouve le contraire, la mère n’aura jamais été en contact avec le parasite. Si elle fait une toxoplasmose pendant sa grossesse, son organisme ne pourra pas éliminer rapidement le parasite qui pourra alors atteindre le foetus et provoquer des dégâts.
Alors, chez ces femmes enceintes, un sérodiagnostic sera pratiqué tous les mois au cours de leur grossesse.
Si elles ont été en contact avec le parasite, un traitement sera prescrit et une surveillance du développement du foetus sera accrue à la recherche de malformations éventuelles.

grossesse et maladie
Attendre un enfant n’est pas une maladie
Bien sûr, la grossesse n’est pas une maladie; cependant, la future maman peut être atteinte d’une maladie avant sa grossesse ou bien tomber malade pendant sa grossesse.
La grossesse est une période extraordinaire au cours de laquelle un enfant est en train d’être fabriqué, un moment inestimable. La plupart du temps tout se passe bien, encore plus aujourd’hui où les femmes enceintes sont très surveillées et où le moindre accroc est détecté et pris en charge par le corps médical.

Les grossesses à risque
Néanmoins, quelques grossessesont ce que les médecins appellent des grossesse à risques: c'est-à-dire qu’elles risquent de mal se passer pour la mère et/ou pour l’enfant qu’elle porte, soit parce qu’elles contractent une maladie particulière pendant leur grossesse, soit parce qu’elles présentent une affection chronique avant la grossesse.
Lorsqu’une femme présente une maladie chronique, il faut connaître le risque d’être enceinte. Quand une femme a une maladie chronique, avant de faire un bébé, elle doit s’informer pour savoir si sa maladie peut avoir une incidence sur la grossesse elle-même, sur le foetus, si la grossesse est possible et n’entraînera pas d’aggravation de la maladie.
Il faut savoir aussi si cette maladie est transmissible à l’enfant, soit par la voie génétique si c’est une maladie héréditaire, soit par voie sanguine, transplacentaire si c’est une maladie infectieuse par exemple.
De même, si cette femme a un traitement à prendre, il faut s’assurer que le traitement n’est pas néfaste pour le développement du foetus, qu’il n’entraîne pas de risque de malformations ; il est parfois possible de changer de médicament ou de diminuer les doses.

De même pour certaines maladies familiales héréditaires, tant du côté de l’homme que du côté de la femme, même si celle-ci n’est pas elle-même malade, il faut se renseigner : l’homme ou la femme peut transporter les chromosomes malades qui pourront alors être transmis à un de leurs enfants. Il est important de savoir quel est le risque pour l’enfant d’avoir cette maladie et de prendre des décisions en connaissance de cause.

Les symptômes d’une maladie chronique peuvent évoluer au cours de la grossesse
Dans certaines affections, les symptômes se modifient au cours de la grossesse: soit les signes s’améliorent, soit ils s’aggravent ; ou encore que le rythme d’évolution se modifie après l'accouchement. Ces connaissances sont à prendre en compte dans la surveillance de la grossesse et de la période du post-accouchement et il faudra peut-être changer les prescriptions de médicaments.

Quand la grossesse est raisonnablement envisageable
Si une grossesse est possible malgré la maladie et les traitements de la future maman, le couple pourra la plupart du temps concevoir son bébé naturellement ; ailleurs, il peut être nécessaire de recourir à la procréation maternelle assistée. Au cours de sa maternité, la femme et son bébé seront suivis très régulièrement et très attentivement.
Quelquefois, l'accouchement par les voies naturelles sera contre-indiqué, soit parce que la maman sera trop fatiguée soit parce que le passage du bébé par voie basse serait trop risqué pour le bébé (maladie infectieuse localement contagieuse par exemple); une césarienne sera alors programmée.

Quand la future maman tombe malade au cours de sa grossesse
Il y a plusieurs raisons :
Soit la grossesse est elle-même responsable de pathologies qui sont parfois dangereuses pour la maman et/ou son bébé. Quelquefois, il faudra provoquer l'accouchement avant que la grossesse arrive à son terme mais tout sera fait pour que la grossesse aille le plus près du terme sans risque pour l’un ou l’autre.
La future maman peut aussi contracter une maladie, une maladie virale ou parasitaire par exemple la rubéole, latoxoplasmose: le microbe responsable peut passer le placenta et provoquer des troubles du développement l’embryon ou le foetus avec l’apparition de malformations plus ou moins graves.
Les examens réguliers au cours des grossesses permettent de repérer l’apparition de maladies qui pourraient entraver son bon déroulement et de les prendre en charge dans les meilleurs délais. Il est donc important de ne pas manquer les rendez-vous.

La déclaration de grossesse aux organismes sociaux
La déclaration de grossesse doit être faite dans les 14 premières semaines de la grossesse, et adressée à la caisse d'assurance maladie et à la caisse d'allocations familiales.
Vous recevez ensuite un "guide de surveillance médicale de la mère et du nourrisson" qui récapitule tous les examens à faire pendant la grossesse, puis après la naissance jusqu'au 3ème mois de l'enfant. Il comporte un étiquette pour chaque examen à renvoyer.
Sept examens médicaux sont prévus pendant la grossesse. Le premier (effectué obligatoirement par un médecin) est réalisé avant la fin du troisième mois de grossesse; les suivants se déroulent chaque mois jusqu'à l'accouchement.
Dans les huit semaines après l’accouchement, un examen obligatoire est effectué par un médecin, à caractère gynécologique et clinique, dans les huit semaines après l'accouchement.
Il y a dix examens prévus la première année pour le nouveau-né. Il doit être impérativement être examiné dans les huit jours qui suivent sa naissance, puis subir neuf examens au cours de la première année, trois au cours de la seconde, et deux au cours de chacune des années suivantes jusqu'à son sixième anniversaire.
Vous devez respecter ces formalités dans les délais prescrits, sinon, le remboursement des frais par votre caisse d’assurance maladie peuvent être partiellement amputés.

La déclaration de grossesse à votre employeur
Il n’y a pas d’obligation légale de révéler l’état de grossesse à son employeur, que ce soit au moment de l'embauche, même pour un CDD, pendant la période d'essai ou pendant l'exécution du contrat de travail. Toutefois, vous avez intérêt à prévenir votre employeur suffisamment tôt, dès que votre grossesse est bien installée, vers le 3ème-4ème mois, pour qu’il soit informé et qu’il ait le temps de s’organiser pour la période de votre congé.


sport et grossesse
Le sport n’est pas interdit aux femmes enceintes. Si vous n’en faisiez jamais, la grossesse est l’occasion d’introduire quelques mouvements et un peu de marche dans votre quotidien. Si vous pratiquiez un sport avant la grossesse, vous pourrez le continuer, sauf s’il s’agit d’une activité dangereuse pour le bébé. Dans tous les cas, la modération est de mise. L’activité de base de la femme enceinte augmentant de 10%, la fatigue et l'essoufflement arrivent vite.

Les bienfaits du sport
La pratique régulière d’un exercice physique aide à faire face aux tensions auxquelles est soumis le corps pendant la grossesse et l'accouchement. Circulation activée, meilleure oxygénation, meilleur équilibre nerveux sont autant de bienfaits apportés par une activité sportive douce durant la grossesse. Elle peut aussi atténuer le mal de dos, les crampes dans les jambes, la constipation et l’essoufflement.
Bénéfique pour la mère, le sport l’est aussi pour l’enfant. Pendant l’exercice, le flux sanguin est à son maximum, la croissance de l’enfant se déroule alors de manière optimale. L’enfant profite également des endorphines sécrétées durant l’exercice, euphorisantes. A contrario, les endorphines libérées après le sport ont un effet tranquillisant sur la mère et l’enfant.
Participer à un groupe de préparation à la naissance est également l’occasion de rencontrer d’autres futures mères.
Enfin, le sport aide à retrouver sa silhouette après l’accouchement.

Les activités recommandées
La gymnastique prénatale - exercices respiratoires, exercices musculaires, exercices de relaxation -pratiquée régulièrement 5 à 10 minutes par jour prépare à l’accouchement elle permet de renforcer la sangle abdominale, de maintenir les muscles de la poitrine, d’assouplir les articulations, de détendre les nerfs, d’activer la circulation.
La marche est le meilleur sport pour la femme enceinte; elle facilite la digestion, la circulation et aide à garder la ligne, renforce la sangle abdominale. L’idéal est de marcher tous les jours, une demi-heure, ce qui permet également d’absorber les 25% d’oxygène supplémentaires dont la femme enceinte a besoin.
La natation est un des sports les plus indiqués pour la femme enceinte; elle tonifie de nombreux muscles et améliore la résistance physique. Le corps étant soutenu par l’eau, le risque d’accident musculaire est minimisé, et la femme enceinte se sent légère. Dans le même ordre, l’aquagym est également indiquée durant la grossesse.
Le yoga est également un sport phare durant la grossesse. Il augmente la souplesse, réduit les tensions, aide à maîtriser la respiration et la concentration, utiles au moment du travail.
Bien respirer avant, pendant et après l’exercice, arrêter au moindre essoufflement douleur ou crampes, bien se relaxer après les mouvements sont autant de réflexes à prendre.

Les sports à éviter
Certains sports comme l'équitation ou le ski doivent être arrêtés dès que la prise de poids est importante, l’équilibre du corps étant modifié. De manière générale, tous les sports impliquant un risque de chute (vélo, roller,…) ou des gestes trop violents (tennis, arts martiaux, aérobic,…) sont à éviter. Mieux vaut remplacer le jogging, qui malmène les seins, le dos, le pelvis, par la marche. Pour ce qui est des abdominaux, demandez conseil à votre gynécologue. En cas de contractions, arrêtez, surtout au dernier trimestre. Eviter les mouvements brusques et les à-coups...la gym de la grossesse doit dans tous les cas rester douce.


grossesse gémellaire
Une grossesse gémellaire c’est une grossesse pour 2bébés, la future maman attend des jumeaux. C’est une grossesse fragile qui doit être surveillée encore plus que les autres.

Vrais jumeaux et faux jumeaux
Des faux jumeaux qui proviennent de 2 œufs différents formés par 2 ovules différents fécondés par 2 spermatozoïdes différents. Les bébés sont comme un frère et une sœur (ou 2 frères ou 2 sœurs); ils n’ont pas le même patrimoine génétique.
Et des vrais jumeaux, c’est un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde; l’œuf formé se dédouble dans les jours qui suivent la fécondation, ils ont le même sexe, le même patrimoine génétique et se ressemblent comme «deux gouttes d’eau».

Une grossesse sous surveillance
Les grossesse gémellaires sont des grossesse à risques. Elles doivent être surveillées de près. La maman peut faire de l’hypertension artérielle, les bébéspeuvent manquer de place surtout à la fin de la grossesse, ils peuvent mal se développer. Il arrive qu’un des jumeaux meure, cela se passe le plus souvent endébut de grossesse, la maman parfois ne sait même pas qu’elle attend desjumeaux, elle a seulement quelques saignements. C’est à l’échographie que le diagnostic est fait.
Lesjumeaux peuvent souffrir d’un retard de croissance dans l’utérus. Parfois, un jumeau n’est pas bien «alimenté» par rapport à l’autre, le sang arrive moins bien; l’autre par contre sera trop gros (on parle de transfuseur-transfusé)
Une maman qui attend desjumeaux doit se reposer plus que les autres mamans.
Les risques de prématurité sont importants, les bébés qui naissent avant terme seront des bébés fragiles, il faut tenter de garder les bébés le plus longtemps possible jusqu’à la date prévue du terme, sauf s’il apparaît des complications bien sûr.
Laccouchement par voie basse est possible. Par exemple une césarienne est parfois nécessaire quand un des jumeaux est en mauvaise position en travers du chemin.


grossesse et sexualité
Sauf contre-indication médicale, il est tout à fait possible d’avoir des rapports sexuels durant la grossesse. Il est d’ailleurs important de préserver la vie du couple et son intimité durant cette période unique qu’est l'attente d'un nouveau-né. Rappelons également que l’acte sexuel favorise l’oxygénation sanguine et permet la sécrétion de nombreuses hormones - dont l’endorphine, hormone du bonheur - aux effets euphorisants et relaxants, bénéfiques pour les parents autant que pour le bébé.

Une libido modifiée
Durant la grossesse, la femme vit de nombreux changements physiques et psychologiques qui influencent son attitude vis-à-vis du sexe et du plaisir. Pour certaines femmes qui se sentent à l’apogée de leur féminité en étant enceintes, la grossesse sera placée sous le signe de la sensualité, d’autant plus que sous l’influence des hormones la sensibilité des seins et des organes sexuels est accrue. Pour d’autres au contraire, ces 9 mois verront une baisse de la libido, fatigue, modification du corps, action deshormones, angoisse face au futur statut de mère sont autant de facteurs susceptibles d’inhiber le désir sexuel.
Chez une même femme, le désir peut varier au cours de la grossesse. En règle général on observe une diminution de la libido pendant le 1er trimestre, une augmentation au 2ème trimestre puis de nouveau une baisse au 3ème trimestre, durant lequel la fatigue et des difficultés à se mouvoir se font sentir.
De plus l’amour se fait à deux. Or durant la grossesse, le regard de l’homme et son désir changent, ce qui peut influencer les rapports intimes durant cette période spéciale dans la vie du couple. Alors que pour certains hommes une femme enceinte est symbole de sensualité, d’autres éprouveront un blocage face au corps «maternant» de leur partenaire. La perspective de la responsabilité paternelle peut également inhiber la libido de l’homme.

Et le foetus dans tout ça ?
Contrairement à certaines craintes partagées par de nombreuses femmes (risque de fausse couche, peur de blesser le bébé) le bébé est parfaitement protégé par les membranes amniotiques et le liquide qui l’entoure. Le bouchon de mucus qui ferme le col utérin tient lieu quant à lui de barrière contre les infections. Enfin, l’orgasme féminin n’est pas dangereux, même s’il peut provoquer des contractions utérines.

Les maux de la grossesse
Divers maux, plus ou moins désagréables, jalonnent le quotidien de la grossesse. Si on ne peut les éradiquer, quelques conseils permettent de les limiter.

Nausées
Particulièrement gênantes au 1er trimestre en raison d’une forte sécrétion d'hormones, elles peuvent s’accompagner de vomissements. Prendre le petit déjeuner au lit, éviter les aliments qui inspirent du dégoût, limiter les odeurs et saveurs fortes, fractionner les repas aident à les diminuer. Il convient également de limiter le stress et la fatigue, facteurs favorisant ce phénomène digestif.

Brûlures d’estomac
Elles peuvent débuter dès le début de la grossesse pour augmenter au fil des mois. La progestérone agit sur la musculature du tube digestif et favorise le reflux de liquide gastrique. Pour les éviter, supprimez les aliments acides, le thé, le café, les épices, diminuez les aliments très gras et les boissons gazeuses.

Constipation
La sécrétion de progestérone et la pression du volume de l’abdomen favorisent ce problème déjà courant chez les femmes. La meilleure arme reste de l’activité physique, une alimentation riche en fibre et des apports en eau tout au long de la journée. Les ballonnements sont également favorisés par cette paresse du tube digestif et la croissance de l'utérus. Eviter les aliments qui fermentent tels que le choux, les crudités, les légumes secs permet de les limiter.

Anémie
Elle est physiologique pendant la grossesse. Elle se manifeste sous forme de fatigue, d'essoufflements, de vertiges, de bourdonnements d’oreille. Une alimentation riche en fer ( viande rouge, foie, légumes verts, lentilles) et en vitamines B9 est le meilleur traitement préventif à l'anémie.

Bouffées de chaleur et transpiration
Ce sont également de petits désagréments courants. Si on ne peut les supprimer, certaines précautions (éviter les aliments épicés, le café, le thé, s’habiller légèrement en privilégiant les vêtements en coton, dormir dans une pièce aérée) permettent de les limiter.

Infections urinaires
Des facteurs irritatifs et mécaniques favorisent ce type d'infection. Dès les premiers signes (brulures à la miction, douleurs très intenses après) consultez le médecin; non traitée, une infection urinaire risque de s’aggraver et d’entraîner des complications. A titre préventif, buvez beaucoup d’eau, videz votre vessie souvent et supprimez les épices de votre alimentation

Infections vaginales
Ce sont les infections les plus courantes durant la grossesse, l’imprégnation hormonale des voies génitales favorisant le développement de germes. Ces infections se manifestent par des sécrétions vaginales accompagnées parfois de démangeaisons et de douleurs. Consultez le médecin à l’apparition des symptômes. Une hygiène parfaite reste la meilleure prévention (faire une toilette après chaque selle, utiliser des produits adaptés à la toilette intime, privilégier la lingerie 100% coton).

Douleur des seins
Sous l’influence des hormones, les seins augmentent de volume et se tendent. Les douleurs sont particulièrement vives en début de grossesse, et réapparaissent en fin de grossesse avec la montée de lait. Hormis un soutien-gorge approprié, il n’y a pas de traitement à proprement parlé.

Douleurs lombaire
Pour les combattre, faites des exercices de bascule du bassin, nagez, dormez sur un matelas ferme, tenez-vous droite, portez des chaussures confortables.

Troubles de la circulation veineuse
La prise de poids et le phénomène de compression de l'utérus sur les gros vaisseaux abdominaux favorisent ces problèmes. Douleur et lourdeur des jambes, varices, œdème des membres inférieurs sont autant de maux résultant de cette insuffisance circulatoire. Le traitement consiste avant tout à éviter la stagnation du sang (station debout prolongée, exposition à la chaleur, bains trop chauds, vêtements serrés sont à proscrire). Portez des bas de contention, marchez, nager, surélevez les pieds du lit, douchez-vous les jambes à l’eau froide.


évolution de la grossesse
Le début de grossesse
Les trois premiers mois de la grossesse sont particulièrement riches en émotions: joie d’être enceinte, appréhension face à cette nouvelle aventure qui commence, peur d’une éventuelle fausse-couche, mais aussi modification du corps, voire de l’humeur sous l’influence des hormones...

Le développement du fœtus
A la fin du premier mois, le foetus mesure 2 à 5 mm. Il est lové dans une petite sphère ronde, l’œuf ; le cordon ombilical est encore en cours de formation. L’organogenèse, c’est à dire la mise en place des principaux organes, débute avec le cœur et l'estomac. Les membres ne se distinguent pas encore : on parle de palette de membre.
Le deuxième mois, le cerveau se développe considérablement, tout comme le foie, lestomac et lepancréas. La colonne vertébrale et les reins se forment, alors que les bras et les jambes s’allongent ; a la fin du deuxième mois, lembryon mesure environ 3 cm et pèse quelques grammes. Il commence à bouger ; les mouvements de son cœur sont d’ailleurs visibles à l’échographie.
Au cours du troisième mois, l'embryon triple de volume. Les cellules nerveuses se développent, le squelette poursuit sa formation, le visage se sculpte. D’embryon, le bébé passe au stade de foetus. Il bouge de plus en plus, écarte les mains.

Les maux des premiers mois
Certaines femmes n’ont jamais été aussi en forme qu’en début de grossesse; pour d’autres, ces trois premiers mois s’accompagnent de maux, plus ou moins supportables. Les nausées et vomissements sont les plus fréquents, notamment au réveil et lors des changements brusques de position. Pour les minimiser, on conseille de fractionner les repas, d’éviter les levées brusques et les aliments difficiles à digérer. Une tendance au sommeil (due à la progestérone) est souvent l’apanage de ces premiers mois.
La sensibilité est également mise à rude épreuve ces premiers mois. Joie et inquiétude face à l’arrivée future du bébé, fatigue, mais aussi changement de climat hormonal : la future maman a souvent les nerfs à fleur de peau.


Les démarches administratives
La déclaration de grossesse
A l’issu du premier examen prénatal, qui confirmera votre grossesse, le médecin remet un formulaire à 3 volets : le 1 et le 3 sont à envoyer à la CAF, le volet 2 à la Caisse d’Assurance Maladie. Cette démarche est indispensable au remboursement des frais médicaux occasionnés par la grossesse.

Le choix de la maternité
Dès que vous prenez connaissance de votre grossesse, faites une demande auprès des maternités que vous aurez préalablement sélectionnées. Dans certaines villes, les places se font rares…

L’annonce à votre employeur
La loi n’impose aucun délai pour avertir son employeur ; cependant il est préférable de l’avertir au plus tôt, afin de bénéficier des droits de la femme enceinte. Lors de cette annonce, vous devrez présenter un certificat médical indiquant la date supposée de l'accouchement.

Revoir son hygiène de vie
La grossesse n’est pas une maladie; s’il s’agit d’une grossesse normale, il n’y a aucune raison de changer votre mode de vie. Cependant, quelques précautions sont à prendre. Evitez le tabac, l'alcool et les excitants. Le contact direct avec des malades atteints de maladies contagieuses. Ne prenez aucun médicament, sauf ceux prescrits par un médecin connaissant votre état.

Quant à l’alimentation, il ne s’agit pas de changer du tout au tout son régime, et encore moins de manger pour deux. Certains éléments sont cependant particulièrement nécessaires à la future maman :
- le calcium: la fabrication des os du bébé double les besoins en calcium. Vous le trouverez dans le lait, les produits laitiers.
- le fer: les besoins sont accrus pour permettre la fabrication des globules rouges du foetus et de la maman.
- l’acide folique (ou folates, ou vitamine B9) est particulièrement important en débur de grossesse. Il participe à la fixation du fer dans l’organisme, à la formation des globules par la moelle osseuse ; il préviendrait en outre certaines anomalies, comme la spina-bifida ou le bec de lièvre. Les folates sont présents dans le foie, les épinards, les oeufs, les légumes...

La peur de la fausse-couche
Les 3 premiers mois, la femme enceinte vit souvent dans la peur de la fausse-couche ; plus des ¾ des avortements spontanés surviennent en effet à 3 mois de grossesse. La majorité des fausse-couches restant inexpliquées, aucune règle ne permet de les éviter à 100%. Il est cependant démontré que certains comportements augmentent les risques : la consommation d’alcool et de tabac la pratique d’un sport violent, le port de charges lourdes, l’inhalation de certains produits, l’exposition à lalistériose et la toxoplasmose.
Tous saignements, toutes douleurs abdominales doivent être prises en charge par un médecin.

Le premier trimestre
Ces trois premiers mois de grossesse sont ceux des bouleversements physiques et physiologiques. Votre corps s’adapte à votre nouvel état, tout comme votre esprit, qui petit à petit, se fait à l’idée de votre futur statut de mère. Si ne vous paraissez pas encore enceinte, l’activité de vos hormones, elle, transforme progressivement votre corps, mais agit aussi sur votre humeur, votre appétit, votre libido. S’il s’agit de votre première grossesse, vous serez sans doute aux aguets de ces signes confirmant le test de grossesse: vos seins grossissent, deviennent plus sensibles, sans oublier les désagréments des premiers mois, telles que nausées ou fatigue accrue (due à la progestérone, au fort pouvoir sédatif). Vous aurez peut être des envies inhabituelles ou des répulsions à l’égard d’aliments que vous aimez habituellement ; votre sensibilité elle, sera à fleur de peau.
Pour accueillir l'embryon, les fonctions du corps, ainsi que votre débit cardiaque s’accélèrent. Il est donc indispensable, dès le premier trimestre d'adopter une alimentation saine et équilibrée, et de boire beaucoup d’eau.
Le premier trimestre la prise de poids est souvent minime, voire inexistante en cas de nausées fréquentes. Sur les 1 à 2 kilos pris habituellement, l’enfant ne représente qu’une cinquantaine de grammes ; le reste est composé du placenta, du liquide amniotique, de l’augmentation du volume de l'utérus, des seins et du volume sanguin. Il se peut qu’un « petit ventre » apparaisse : il est davantage dû à des ballonnements (sous l’action des hormones, le transit intestinal ralentit) qu’à l'utérus lui-même. Dès le début de la grossesse celui-ci s’élargit ; ce n’est cependant qu’à la fin de premier trimestre, lorsqu’il commence à s’élever au dessus du pelvis, que vous pourrez le sentir au travers de la paroi abdominale.

Le second trimestre
Les petits désagréments du début de grossesse ont pour la plupart disparu, et le placenta prenant le relais de la production d'hormones de grossesse, vos taux d'hormones se rééquilibrent : vous pouvez désormais aborder de manière plus sereine votre maternité. Pour beaucoup de futures mamans, le second trimestre est en effet le plus agréable. Votre taille s’efface : enfin, vous avez l’air enceinte. De vers la fin du quatrième trimestre, vous commencerez à sentir votre bébé bouger. Enfin, vous vous sentez pleine d’énergie.
Côté poids, c’est le trimestre ou la prise sera la plus importante : en moyenne de 6 kilos. Mais sur ces 6 kilos, seul 1 kilo représente le bébé. Les problèmes de digestion sont toujours présents, car la musculature de vos intestins est relâchée. Consécutivement à votre prise de poids et au développement de votre utérus, des douleurs aux côtes, ainsi que des douleurs lombaires, peuvent apparaître.
Il n'y a pas de date idéale pour commencer votre préparation, mais vous pouvez y songer dès le 4ème mois, lorsque les mouvements du bébé vous rendent déjà plus proches de lui. La Sécurité sociale rembourse 8 séances de préparation à condition qu'elles soient animées par une sage-femme ou un médecin. De nombreuses méthodes existent : à vous de trouver celle qui vous corresponde le mieux

Le troisièmes trimestre
Si le premier second trimestre est marqué par l’exaltation et la vitalité, le troisième trimestre est quant à lui souvent placé sous le signe de l'anxiété. A l’approche de l’accouchement, vous êtes à la fois inquiète et impatiente, et c’est tout à fait naturel !
Durant le troisième trimestre, la prise de poids moyenne est de 5 kilos ; l’enfant pèse alors 3 à 4 kilos. La fatigue se fait sentir plus rapidement, alors que vous avez du mal à dormir, car toutes les postions sont inconfortables. Les points de côté se multiplient, tout comme les crampes violentes pendant la nuit ; l'envie d'uriner est de plus en plus fréquente. Le moindre effort vous essouffle, vous peinez en montant l'escalier. C’est normal : en grandissant votre bébé comprime vos poumons. Pour atténuer ces sensations d'étouffement, n’hésitez pas à adopter la respiration enseignée durant les cours d'accouchement sans douleur.
Enfin, les contractions se font de plus en plus ressentir, même s’il ne s’agit pas de contraction de travail.
Lors du dernier examen prénatal, le médecin prévoit la manière dont se déroulera votre accouchement par le positionnement du corps de l'enfant (bassin ou siège) et par les dimensions du bassin maternel

La listériose et grossesse
Durant la grossesse, vous devrez faire un peu plus attention à votre alimentation. Certaines infections d’origine alimentaire peuvent en effet s’avérer graves pour le foetus.

Une infection due à la bactérie Listeria monocytogènes
La listériose est une maladie due à la bactérie Listéria monocytogènes. La listéria est une bactérie qui est largement répandue dans la nature ; on la retrouve dans le sol, l’eau, les fruits, les légumes, le lait, les fromages, les excréments. Chez l’homme, le risque est surtout d’origine alimentaire et concerne les viandes crues, les fruits de mer, le lait cru, certains fromages au lait cru.
Chez le sujet bien-portant l'infection est bénigne et reste souvent inaperçue. En revanche, les personnes dont le système immunitaire est immature ou perturbé sont à risque : les femmes enceintes, les nouveau-nés, les personnes âgées ou les patients immuno-déprimés.
Lorsqu’elle se manifeste, la contamination parlistéria monocytogènes se traduit par des signes de rhino-pharyngite avec fièvre. L'évolution grave se fait vers une ménigite ou une encéphalite chez les personnes à risques. Pour les formes invasives, la période d’incubation peut s’étendre de quelques jours à plus de 2 mois. Le diagnostic de la listériose repose sur l’isolement de Listéria monocytogène, généralement dans le sang.
Il existe un traitement antibiotique contre la listériose (association ampicilline-gentamicine); l’efficacité du traitement dépend en grande partie de sa précocité.

La listériose chez la femme enceinte
Chez la femme enceinte, la listériose est en général sans conséquence; l'infection peut passer inaperçue ou se réduire à un pic fébrile ou un épisode pseudo grippal.
En revanche, les conséquences sur le foetus ou le nouveau-né peuvent être graves: la listéria peut entraîner une septicémie gravissime du foetus conduisant à l'avortement spontané, un accouchement prématuré, et parfois à l'infection du nouveau-né après la naissance. Le nouveau-né infecté peut présenter des signes cutanés, une détresse respiratoire

Les précautions à prendre
Par précaution, la future maman doit adopter une bonne hygiène alimentaire et suivre les recommandations habituelles, à savoir :
- éviter de consommer du lait cru et des produits à base de lait cru. Pour les autres fromages, il est recommandé d’enlever la croûte
- éviter de consommer des produits de charcuterie en gelée, les rillettes, le pâté, le foie gras, les poissons fumés, les coquillages crus, le surimi, le tarama
- préférer la charcuterie préemballée à la charcuterie en coupe. Une fois l'emballage ouvert, consommer les produits rapidement.
- bien cuire les aliments crus d'origine animale (viande, poissons, charcuterie crue telle que les lardons…)
- laver soigneusement les légumes crus et les plantes aromatiques

Sans oublier les règles d’hygiène habituelles :
- toujours réchauffer les restes alimentaires et les plats cuisinés (le germe est détruit à 100°C)
- se laver les mains et nettoyer les ustensiles de cuisine après manipulation d'aliments non cuits
- nettoyer 2 fois par mois le réfrigérateur et le désinfecter à l'eau de javel. Veiller à ce que la température à l'intérieur soit autour de 4°C. Disposer les aliments dans des emballages séparés et permettre à l'air de circuler facilement.
Enfin, en cas de rhinopharyngite ou de fièvre traînante, il est conseillé aux femmes enceintes de consulter le médecin pour un traitement préventif. La recherche de la bactérie dans le sang des femmes enceintes ayant une fièvre inexpliquée est recommandée.


LA GEU
(grossessse extra-utérine)

Définition
La grossesse extra-utérine est une grossesse qui se passe anormalement en dehors de l'utérus.

La fécondation
Normalement, à la suite d’un rapport sexuel non protégé, au moment de l'éjaculation, les spermatozoïdes sont déposés dans le vagin, au bord du col de l'utérus. Ils remontent alors par le col, puis dans le corps de l'utérus puis dans les trompes de Fallope; là, ils peuvent rencontrer un ovule et un des sprematozoïdes pourra le féconder pour former un œuf. L’œuf conçu redescendra dans la trompe vers le corps de l'utérus où il se fixera sur sa paroi et se développera pendant 9 mois.
Quelquefois l’œuf s’établit dans la lumière de la trompe et s’y développe. C’est la GEU.
Quelques GEU se développent dans la cavité abdominale ou sur un ovaire ou encore dans le col de l'utérus. Elles sont très rares.

Le diagnostic de GEU
Souvent, la femme est alertée par des douleurs abdominales accompagnées quelquefois de saignements plus ou moins importants.
Quand elle sait qu’elle est enceinte, elle s’inquiète et va rapidement voir son médecin qui après un toucher vaginal plus ou moins douloureux demandera une échographie qui confirmera ou non le diagnostic : en effet, si on est en présence d’une GEU, les images échographiques montreront typiquement un utérus vide voire une masse au niveau d’une trompes de Fallope.
Mais une GEU n’est pas toujours facile à diagnostiquer, en particulier quand la femme ne se sait pas enceinte. Il faut alors demander un dosage d'hormones bêta HCG (hormones sécrétées pendant la grossesse) et une échographie. La confrontation des deux résultats permettra souvent de soupçonner une GEU et dans le meilleur des cas de faire le diagnostic.

Quels sont les risques d’une GEU ?
Un foetus ne peut pas se développer en dehors de l'utérus. S’il se développe dans une trompe, il existe un risque de rupture de le trompe très élevé et de survenue d’une hémorragie parfois massive mettant en jeu la vie de la patiente.

Les GEU sont traitées de différentes manières
Par la chirurgie tout d’abord. La plupart des chirurgiens opèrent les GEU par voie endoscopique : ils font de petites boutonnières dans la paroi abdominale par où ils introduisent des instruments de chirurgie minuscules (pinces, ciseaux, …) et une caméra. Une fois que la trompe est ouverte par une petite incision, ils aspirent l’œuf et le sang qui a pu se répandre.
Le chirurgien fera tout ce qu’il peut pour sauver la trompe qui est le siège de la GEU si la femme est jeune et en âge d’avoir des enfants. Quelquefois, la trompe est très abîmée et il faut faire une salpingectomie (ablation de la trompe). Il observera l’état de la trompe contro-latérale (de l’autre côté).
En effet, si une trompe se bouche à la suite de l’intervention ou si elle est enlevée, les ovules ne pourront plus passer et donc ne plus être fécondés : pour qu’unegrossesse soit possible par la suite, il faut que l’autre trompe soit saine et perméable autrement les risques de stérilité sont possibles.
L’autre moyen de traiter une GEU est l’administration intramusculaire de méthotrexate qui nécrosera l’œuf.
Il est aussi possible d’injecter le produit directement dans l’œuf par radioguidage, ce qui permet de voir le trajet de l’aiguille vers l’œuf

La surveillance après les traitements est nécessaire
Le traitement médical demande une surveillance échographique dans les jours qui viennent pour vérifier qu’il a été efficace et que l’œuf a disparu, de même que le traitement chirurgical.
Quelquefois, chez des patientes ayant peu de signes, pour lesquelles il existe un doute sur le diagnostic, il est possible de s’abstenir d’intervenir à condition qu’elles soient surveillées de près (échographies et dosage des bêta HCG répétés).
La surveillance se fera sur le dosage des bêta HCG qui doivent revenir rapidement à la normale, voire sur une échographie.

Quelles sont les complications après la GEU ?
Le risque de refaire une GEU existe.
Il semble que la fertilité, c'est-à-dire la possibilité d’avoir des enfants ne soit pas modifiée quand la GEUt traitée par celioscopie ou par méthotrexate et si la trompe qui n’a pas été impliquée dans la GEU est en bon état et ce, en dehors de la présence d’autres facteurs de risque de diminution de la fertilité dont l’âge.

A retenir
La GEU est le développement d’un œuf dans une trompe de fallope. Elle peut être grave si elle passe inaperçue; en effet, le développement de l’œuf dans sa lumière peut entraîner une hémorragie parfois massive. Elle peut provoquer des douleurs abdominales et des saignements anormaux qui alertent la femme. Une prise de dang pour voir si la patiente est enceinte et une échographie pour rechercher l’emplacement de l’œuf permettent de faire le diagnostic le plus souvent. Pour traiter une GEU il faut enlever l’œuf mal implanté soit par la chirurgie cœlioscopique, soit par un traitement médical mais il est indispensable de surveiller la patiente pendant plusieurs jours après le traitement.

beauté et grossesse
Pendant la grossesse, l’imprégnation hormonale provoque des changements sur pratiquement toutes les parties du corps, aussi est-il nécessaire d’adapter certains gestes beauté et adopter de nouvelles habitudes.

Le masque de grossesse
Le phénomène d’hyperpigmentation, dû à la maturation des cellules pigmentaires sous l’effet des hormones, est courant chez la femme enceinte. La peau devient plus foncée là où les cellules pigmentaires sont les plus nombreuses (ligne médiane du ventre, aréoles des seins, cicatrices). Sur le visage, cette hyperpigmentation se traduit par le "masque de grossesse", des taches brunes plus ou moins foncées, plus ou moins étendues, qui peuvent apparaître sur le front, les joues, le nez et la lèvre supérieure dès le début de la grossesse. Les peaux brunes sont davantage sujettes à ce problème, qui disparaîtra progressivement après la naissance. Pour l’éviter, veillez à vous protéger du soleil. Pendant la grossesse, les effets du soleil sont en effet décuplés ; on bronze plus vite, mais les taches brunes apparaissent elles-aussi plus facilement. Aussi est-il important d’utiliser un écran total .

L'acné
Chez les femmes à peau grasse etacnéiqu, la grossesse peut être une période de soulagement. Les premières semaines verront une flambée d'acné, qui s’estompera pour disparaître complètement. Dans certains cas cependant, l'acné peut augmenter et se poursuivre jusqu’à l'accouchement. Attention, tout traitement oral avec aux vitamines A est interdit durant la grossesse.

Les cheveux
Pendant la grossesse, l’organisme est imprégné d’hormones qui freinent la chute des cheveux. Plus d’éclat, plus de volume; vous n’aurez peut-être jamais eu de plus beaux cheveux que pendant ces neuf mois. Cependant après l'accouchement, le taux d’hormones chute ; c’est la phase de récupération pendant laquelle les cheveux peuvent tomber par paquet. Pas d’inquiétude cependant, cette perte de cheveux inhabituelle s’arrêtera naturellement. Veillez tout de même à soigner votre alimentation durant la grossesse (fruits et légumes pour les vitamines A et C, céréales pour les vitamines B6).
La pilosité peut également augmenter et devenir plus foncée, notamment sur la ligne médiane de l’abdomen; ces poils disgracieux disparaîtront aprés grossesse.

Le ventre
Ces stries rouges violacées qui apparaissent sur le ventre sont sans aucun doute l’ennemi beauté numéro un des femmes enceintes. Celles-ci sécrètent une hormone, la cortisol, qui a tendance à inhiber l’action du collagène, garant de l’élasticité de la peau. Donc en grossissant, la peau "craque". Dès le début de la grossesse, pensez à appliquer matin et soir un soin anti-vergeture, tout en sachant que la meilleure prévention reste une prise de poids progressive, pour que la peau puisse s’étirer sans se "déchirer".

Les seins
Les glandes mammaires se développent en vue de l'allaitement, et la poitrine s’épanouit: le poids des seins peut passer de 300 gr à 1 kg. Afin de prévenir la déchirure des fibres élastiques, massez-les avec des crêmes hydratantes, portez un soutien-gorge adapté (bonnet profond sans armature, larges bretelles), renforcez les muscles qui soutiennent la poitrine avec quelques exercices simples.
Enfin, et peut-être même avant tout, le meilleur secret de beauté reste le bonheur d'être enceinte!

grossesse à risques
Une grossesse à risque est une grossesse qui se développe dans des conditions difficiles, il faut la surveiller de très près, prévenir les complications et les traiter si possible quand elles surviennent malgré une bonne prise en charge.
Les grossesses à risque sont des grossesse qui font courir des risques pour la santé de la mère et celle de l’enfant. Elles sont dues soit à la maman, soit au foetus.
La future maman risque parfois de faire une fausse couche, le foetus risque d’avoir un ralentissement de sa croissance, un accouchement prématuré à craindre est un risque pour le bébé..
Lorsque la future mère présente un terrain à risque (une femme très jeune ou âgée ou atteinte d’une maladie chronique telle qu’un diabète, une hypertension artérielle, une pathologie cardiaque; de même des antécédents obstétricaux), sa grossesse sera une grossesse à risque.
Une grossesse gémellaire, les grossesses obtenues par une fécondation in vitro sont aussi des grossesses à risque.
La mère peut aussi présenter des complications de sa grossesse telles qu’une hémorragie, une hypertension artérielle gravidique (due à une insuffisance placentaire), une infection (par exemple une infection urinaire sévère), une embolie pulmonaire, toutes pathologies dont il faudra faire le diagnostic rapidement et les prendre en charge pour éviter si possible toute complication.
C’est pour cela que les grossesses, toutes les grossesses doivent être suivies périodiquement lors des consultations d’obstétrique et des échographies. Il est nécessaire de suivre la future mère très régulièrement et la conseiller.

Les grossesses à risque sont surveillées encore plus fréquemment.


L'interruption médicale de grossesse
IMG
Définition
L'interruption médicale de grossesse (IMG), autrefois appelée avortement thérapeutique, désigne une interruption volontaire de grossesse pratiquée lorsque la poursuite de la grossesse met en péril la santé de la femme ou lorsque le foetus est atteint d'une malformation grave et non curable. La décision de recourir à l'IMG appartient aux médecins. Contrairement à l'IVG, l’IMG peut être pratiquée au-delà de la 12ème semaine de grossesse. Elle est prise en charge par l’assurance maladie.

La législation
La loi stipule que l'interruption peut être pratiquée «s'il existe une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic». C’est pourquoi légalement, le couple ne peut obtenir une IMG sans l'accord de 2 praticiens, un médecin expert auprès des tribunaux et un autre exerçant dans un centre pluridisciplinaire.
L'IMG est accordée uniquement lorsque le diagnostic prénatal révèle une anomalie grave (trisomie18, trisomie21, spina bifida,…) ou lorsque la vie de la mère est en danger. Les médecins refusent les interruptions volontaires de grossesse pour tout ce qui peut être opéré à la naissance (doigt surnuméraire, fente labiale).

Une véritable épreuve
Pratiquer une IMG est une décision extrêmement difficile à prendre pour le couple; à la douleur morale s’ajoute le stade avancé de la grossesse qui rend le deuil de l’enfant encore plus difficile. C’est pourquoi un soutien psychologique, avant et après l’IMG, est essentiel pour surmonter cette épreuve.

la fausse couche
La survenu de la fausse-couche
La majorité des fausses couches se produit avant un mois et demi de grossesse.
C’est un phénomène fréquent qui touche 15 à 20% des femmes.
Au début de la grossesse, le test de grossesse qui était positif devient négatif. Puis quelques jours après, au cours de saignement douloureux, il y a expulsion de l'œuf. Il est conseillé de faire analyser les produits d'expulsion lorsque cela est possible. Parfois l'expulsion survient rapidement alors que le test est toujours positif.
Il n'y a pas grand-chose à faire en cas de fausse-couche. Si les saignements persistent, en cas de grossesse évoluée, un curetage de propreté est nécessaire pour évacuer des débris placentaires éventuels. Un nouveau cycle redémarre après l'expulsion ou après le curetage. Certains médecins préfèrent prescrire une pilule séquentielle après le curetage pour assurer la cicatrisation.
Le mieux est de consulter votre médecin.

Les causes
La plupart des F-C sont inexpliquées, elles résultent d’une conjonction de facteurs biologiques, infectieux et psychologiques. Contrairement aux idées reçues, les conséquences de la fatigue et du stress n’ont pas été prouvées. Mais un sentiment de culpabilité est inévitable et les femmes se reprochent de ne pas avoir su mener leur grossesse à terme. Le rôle de l’entourage est alors essentiel ! Le soutien doit être continu car au fil du temps certaines dates vont rappeler inévitablement la F-C… Mais en cas de forte angoisse il est préférable de rechercher un soutien auprès depsychologues ou d’autres femmes ayant vécu la même expérience.
D’un point de vue médical l’événement est banal, sans gravité et ne compromet que rarement le succès des grossesses futures. Des spécialistes du sujet vous donnent les clefs pour mieux comprendre son origine et ses conséquences et surtout pour mieux surmonter cette douloureuse expérience.

Les premiers signes
Les premiers signes de F-C peuvent être les saignements ou les douleurs: crampes, vomissements, douleurs de règles… Attention tout saignement n’est pas synonyme de F-C mais doit être prise en charge par un médecin.

tabac et grossesse
Les méfaits du tabac sur la santé ne sont plus à démontrer. Mais pour la femme enceinte, le tabagisme constitue une menace et pour le bon déroulement de la grossesse et pour la santé du bébé. Longtemps supposés, ces risques sont aujourd’hui clairement identifiés.

Fertilité
Avant la grossesse, le tabagisme entraîne une baisse de la fertilité. Il diminue également le taux de succès de réimplantation des FIV de moitié.

Fausse-couche
Le tabagisme augmente les risques de F-C de 20% ainsi que celui de GEU (risque multiplié par 1,5 pour les femmes fumant 10 cigarettes par jour, par 3 pour 20 cigarettes et par 5 pour 30 cigarettes).

Naissance prématurée
A l'accouchement, le tabagisme accroît les risques de naissance prématurée de moitié

Retard de croissance intra-utérine
La fumée inhalée pendant la grossesse agit directement sur le foetus. La nicotine traverse le placenta et provoque une augmentation du rythme cardiaque du foetus. Le monoxyde de carbone passe lui aussi la barrière placentaire pour se substituer à l’oxygène du sans nécessaire au développement du bébé. Les risques de retard de croissance intra-utérin et de malformations sont ainsi multipliés, en particulier au cour du premier trimestre. Il est par ailleurs clairement démontré qu’en cas de tabagisme maternel, le nouveau-né pèsera en moyenne 300 grammes de moins qu'un bébé né d'une mère non-fumeuse.

Syndrome de mort-subite du nourrisson
Les risques de mort-subite de nourrisson sont accrus en cas de tabagisme maternel.

Arrêter de fumer
Il faut considérer la grossesse comme l’occasion d'arréter de fumer. Et il n’est jamais trop tard pour arréter de fumer, même si la grossesse est déjà amorcée.
L’appui thérapeutique d’un médecin spécialisé dans le sevrage tabagique peut s’avérer nécessaire si la dépendance est forte. Même s'il existe une contre-indication à la nicotine pour le bébé, il est possible de recourir aux produits de substitution tels que le timbre, toujours moins nocifs que la cigarette qui contient, outre la nicotine, beaucoup d’autres substances toxiques.
Dans certains cas cependant, il est préférable de laisser une femme enceinte fumer quelques cigarettes par jour plutôt que de lui imposer un sevrage tabagique complet très mal vécu car non désiré.

Attention au tabagisme passif
Un homme qui continue de fumer pendant la grossesse de sa partenaire peut altérer la santé de l'enfant en lui imposant un tabagisme passif. Une fois né, les nourrissons soumis à un environnement tabagique présentent une plus grande fréquence de troubles respiratoires. L’arrivée du bébé est donc l’occasion de se motiver mutuellement dans cette difficile bataille qu’est l’arrêt de la cigarette.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires (1)

1. aurelie 09/01/2008

je viens de faire de la lecture de tout les paragraphes que tu as preparé c'est extra ,simple ,mais tres bien representé BRAVO pour ce poste felicitation bisous lili

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Lilypie 1er anniversaire Ticker

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site